LES TRUIES GALANTES vous offrent un Requiem pour honorer la fin proche de l’Impôt Sur la Fortune.
Un Requiem?… Un hommage lacrymal un tantinet académique ?
Non. Plutôt une cérémonie déjantée et irrévérencieuse, forcément dans l’esprit des Truies Galantes.
Pensez vous : un “Requiem for I.S.F.”, cela ne peut être qu’une galéjade entre courtisans hédonistes sous exta(-se)… un voyage spatio-temporel où par une belle soirée de printemps, les folles et les zindas du XVIIIème passent derrière les platines et prennent soin d’asperger la foule de sons hallucinés, de Dom Pérignon et de substances diverses…
Ce Requiem est en fait une joute musicale, un ballet solaire, un ping-pong de tracks aux influences électro, pop, disco, liturgiques et classiques… comme LES TRUIES GALANTES aiment les agencer avec la désinvolture qui les caractérise.
Un mix encore une fois improbable dans lequel Henri Maurel, le père fondateur, the Master of Ceremony voit en rêve le spectre de Marie-Antoinette lui annoncer la suppression de l’Impôt Sur la Fortune…
Et cette chère souveraine (d’une certaine façon, la bonne fée des Truies Galantes) ne s’y est pas trompée, car en ce 11 mai 2011 la réforme de l’ISF sera présentée en conseil des ministres. Trois cent mille héritiers privilégiés de la cour de Marie-Antoinette vont en profiter dès cet été. Alors pourquoi ne pas célébrer un moment d’insouciance et de légèreté si formidable par ces temps de crise globale ?
Notons également que ce mix est le seul des TRUIES GALANTES à être introduit et clôt par la voix d’Henri. Il a été conçu et enregistré dans les studios de FG DJ Radio le jeudi 2 décembre dans des conditions de live, sans aucune préparation.
Un impromptu jovial qui ne cache pas ses imperfections ou ses écarts musicaux parfois sidérants. Ce jour là, Henri exultait et nous entrainait dans son ivresse communicative. L’élan comptait davantage que la finition.
Ce mix est le dernier réalisé avec lui.
LES TRUIES GALANTES ARE DEAD…. LONG LIVE LES TRUIES GALANTES!
Fabrice Bonniot et Christophe Vix
Écoutez d’autres mixes des Truies Galantes et de Barockism (alias Fabrice Bonniot) sur Soundcloud.
Quand je pense que Victor Hugo avait peur de se faire voler son « âme » quand il se faisait tirer le portrait, que dirait il de la photographie computationnelle, nouvelle technique découverte sur le blog Instantanés du Monde : un appareil photo permet de prendre un sujet de plusieurs points de vue avec une lumière permettant de voir tous les points de vue. Cela fait plus de dix ans que les vues en 360° sont permises à tout à chacun capable de procéder à un montage et d’intégrer différents points de vue comme le montrent ses panoramiques de Rosa Bonheur réalisés par Patricia Corre.
Quand je pense aux recherches de mon grand père, André Le Manchec, ancien photographe de reconnaissance aux côtés de Saint-Exupéry pendant les campagnes des Alliés en Méditerranée (puis Rhin-Danube sans l’écrivain, mort au large de Hyères à quelque encablures du Lavandou…), je me dis que la photo aura mis bien du temps à évoluer… Vive la modernité ! Pendant 30 ans, il aura mis au point le premier procédé de photo couleur français pour Agfa-Gevaert puis la pictographie, tentative de photo en relief à partir de la cristallisation des cristaux géants sur papier photo.
Dernièrement, à Technopol, on se prenait le chou pour distinguer les éléments constitutifs du DJ, comme on nous le demande…
Rebecca Le Chuiton de la Chambre Syndicale des Cabarets Artistiques et des Discothèques a publié une petite fiche synthétique qui peut éclairer la lanterne des organisateurs de soirées qui ne connaissent pas la législation et les artistes qui hésitent encore sur leur statut.
De plus, un contrôle URSSAF a posé un grave problème à Circus Company qui avait organisé une soirée de label au Nouveau Casino. La loi dit que tout artiste qui se produit devant un public une oeuvre doit être salarié et les charges sociales devaient être versées. L’avocat choisi, Maxime Janzani de Manswell, a brillament défendu la cause de l’artiste, « celui qui amène un supplément d’âme » par son art, et démontré devant des jurés et des juges esbaudis qu’un DJ est un artiste. A contrario, un des DJs de la soirée incriminée était le boss du label Perlon qui venait faire sa promotion et n’est pas DJ de métier. La cour d’appel a accepté la chose et autorisa de ne pas le qualifier artiste. Visitez son site.
Trouvez ici un arrêt sur la présomption de salariat entre le DJ et l’employeur et reconnaissance du DJ comme artiste : lien.
Il reste donc encore à faire avancer la cause des artistes électroniques, DJs ou pas, de pouvoir facturer sans avoir à être salarié (comme cela se pratique couramment sur le terrain) et ajouter DJ dans la liste des professions entrant dans l’intermittence, comme le désirent les artistes professionnels ne voulant pas être en société ou en libéral.
La route est longue, Technopol reste sur les rangs.
Plus le temps passe, plus l’absence d’un être cher se constate au quotidien. On ne peut plus l’appeler à tout bout de champs, demander les conseils si précieux dans les moments délicats ou aller « en ville » (expression usitée par celles et ceux qui aiment la campagne…). Tout ce qu’on peut faire est de positiver et d’imaginer d’être à la hauteur en agissant comme cette personne aurait aimé. C’est pourquoi la dédicace de la nouvelle édition de l’Etrange Printemps a été proposée par l’équipe organisatrice de manière spontanée.
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