Paris festif, night & day

La promotion de la destination Paris st un travail de titan, même pour la ville la plus touristique au monde !

L‘Office de Tourisme et des Congrès de Paris m’a confié ainsi qu’à Michel Mau la rédaction de la nouvelle version du dossier de presse sur la nuit pour l’année 2017.

Voulant dépasser les clichés et les écueils habituels sur les lieux festifs, nous avons opté pour séquencer les énormes offres parisienne et francilienne en moments de la journée en tenant compte des cibles utilisateurs et communautés.

Il est là juste question de donner envie à des rédacteurs de tout horizon de balayer l’actualité festive de paname et d’en savoir plus sur le sujet.

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Les platines des Étoiles (Paris 10)

ÉDITO DES RÉDACTEURS

Paris, capitale aux 130 musées, a un ADN moins festif que celui de Barcelone, Berlin, Londres ou Madrid. Quelle est la raison ? L’offre festive est diluée par la richesse culturelle, gastronomique et patrimoniale de notre ville. La Fête finit par n’être qu’un élément dans l’offre pléthorique de la destination Paris. Ainsi en 2014, parmi les quelque 25 millions de visiteurs pour Paris intramuros, 9,4 %* ont déclaré comme motivation première de leur voyage les “événements et manifestations”, et donc par extension le “divertissement”, ce qui constitue quand même près de 3 millions de personnes.

Cependant, la majorité des “autres” touristes, dont la motivation première était le tourisme d’affaire, le tourisme culturel, le shopping, la gastronomie, etc., a aussi profité de l’offre festive parisienne. Il est indéniable que la Fête fait partie intégrante du rayonnement de Paris. Cette vision holistique rétablit la Nuit et la Fête comme des atouts majeurs dans la course concurrentielle que se livrent les grandes destinations à l’échelle planétaire.

La Nuit et la Fête sont des éléments capitaux et indissociables de l’imaginaire du “Gai Paris”, de la “Ville Lumière” ou encore de la “French Touch”. L’offre festive de Paris comporte plus de 12 000 débits de boissons, dont 4 000 avec une autorisation de fermeture tardive **, sans parler de l’offre de la région Île-de-France, une soixantaine de festivals de musiques actuelles et électroniques, plus de 500 organisations de soirées les plus diverses.

Aussi la Fête ne se cantonne plus à la “Nuit”, d’où le nouvel intitulé du dossier de presse : “Paris Festif, Night & Day”. Le dossier se déroule en quatre temps forts liés au cycle du soleil de la manière suivante : La Matinée : moment où le soleil se lève, L’Après-midi : moment où le soleil est à son zénith, La Soirée : moment où le soleil se couche, et la Nuit : moment où la lune butine.

Pour les visiteurs, les nuits sont souvent les plus beaux moments de la journée. De manière disruptive, ce dossier de presse commence d’ailleurs par la Soirée, car le divertissement bat son plein après la période de labeur.

Photo Jacob Khrist

Les tendances 2017 :

L’éphémère est une tendance récente qui se confirme. Ce sont des lieux estivaux en rooftop, en bords de Seine, le plus souvent en extérieur.

L’itinérance des soirées s’accélère, on assiste à un réel changement structurel de la nuit avec la réduction du nombre de discothèques (étude de la Sacem***) au profit d’organisateurs SDF (sans discothèque fixe) qui investissent des espaces de location ou qui animent des lieux de manière occasionnelle.

Il en résulte une offre festive de plus en plus polymorphe. Cette fragmentation rend difficile son accès aux non-initiés. Le visiteur doit investiguer pour trouver la fête qui lui ressemble.

Michel Mau & Christophe Vix-Gras

* Source : OTCP, étude 2015 (parue en 2016) (lien)

** Source Préfecture de Police

*** Étude de la Sacem

Le hérisson et moi

Savez vous que cet animal est en voie disparition ?


Deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans

Pour l’aider, vous pouvez signer la pétition suivante

Quand on habite depuis toujours en centre ville, un des plus vieux mammifères de la planète (dont on descend en gros et sans qui l’être humain ne serait rien), est aussi commun que la licorne arc en ciel. Il faut juste aller en zone périurbaine pour les voir. Les hérissons sont chassés par l’agriculture intensive qui répand autant de pesticide que Nixon a pu noyé le Vietnam de napalm et d’agent orange.

C’est une situation ubuesque. Tout à chacun peut constater la raréfaction de cet animal, comme le rapporte cet article de Libération qui fait parler un responsable d’une association de protection de la nature. Pourtant, pour les fonctionnaires du ministère de l’Ecologie, le problème ne se pose pas vraiment : il n’y a pas de chiffre, donc pas de problème. L’absence de chiffre semble convenir au marigot des organismes dûment accrédités par le ministère. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ce genre de comportement est indigne.

En plus de ne rien faire, ce marigot est une bête malade qui peut piquer celles et ceux qui soignent peut-être trop benoîtement quelques bêtes qui ont eu le malheur de se faire écraser ou gazer par quelque exploitant agricole adhérent de la FNSEA (endetté et poussé au pire par Monsanto). Comme le soin porté aux hérissons est encadré par un décret s’appliquant aussi bien aux rapaces, grenouilles rares, dauphins ou panda en parc de loisir, il faut être soit vétérinaire ou capacitaire, c’est à dire disposant d’une expérience de soin remise par un des rares centres de soin de faune sauvage existant en France. L’Angleterre, qui revendique 9000 bêtes sauvées contre 1500 en France, a offert un statut particulier au hérisson. Le hérisson jouit d’un capital sympathie important et sa sauvegarde ne requiert pas de cages, de parc et d’équipement particulier.

Et c’est là que notre belle réglementation se plante « royalement »  : ces centres se comptent sur les doigts de la main (les caisses de l’Etat sont vides !) et sont incapables / aveugles / passifs face au problème. Le rendez vous à la tour Sequoia avec le vétérinaire référent de la Sous-direction de la protection et de la valorisation des espèces et de leurs milieux du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer n’a pas encore donné de suite notable. L’inertie de cette mega administration perchée dans une tour de la Défense est un dragon que peu d’archange ose combattre… Contact des responsables : lien.

L’Angleterre a depuis longtemps trouvé une solution à la faillite de l’Etat providence en faisant confiance aux citoyens, qui peuvent porter secours des hérissons, en agissant sous la tutelle de leur vétérinaire. Il faut mieux connaître la législation et le mode opératoire anglais pour s’en inspirer en France.

L’action publique peut faire confiance aux bonnes volontés avec un zeste d’auto contrôle et de gestion communautaire. L’Etat peut juste accompagner les actions citoyennes et non laisser déférer des bénévoles non capacitaires en justice… C’est un autodafé qui se déroule avec la complaisance des autorités et du « microcosme » de la protection de la nature officielle.

Si vous vous sentez âme hérissonne, vous pouvez rejoindre le mouvement de la Semaine de Sensibilisation au Hérisson Européen et consultez le site Sauvons les Hérissons.

N.B. : le titre de ce post s’inspire du roman de Betty Mc Donald paru en 1947 que ma grand mère relisait pour se remonter le moral.

Embrouilles techno ?

Alors que Concrete célèbre une autorisation d’ouverture mensuelle accordée par la Préfecture de Police (voir l’exclu donnée à Trax), d’autres rament pour se faire entendre, ce que nie pas Aurélien Dubois, le boss de Surprize (Concrete, Weather, CSCAD / UMIH, Technopol…), qui clame même dans le Trax 200 consacré à la peur du Front National : « Il faudrait une structure qui regroupe tous les acteurs du milieu ». Question : à quoi sert Technopol – Techno Parade ???

Pendant ce temps, les teufeurs poussent leurs wagonnets au fond de la mine et avancent méthodiquement dans la pure tradition autonomiste et responsable de la Techno et sans crier gare.

Le communiqué envoyé ce genre à la presse est claire : « laissez nous danser ! ». Quand on voit qu’une préfecture publie des photos constatant l’extrême propreté d’un terrain utilisé pour une fête, on ne peut que constater que de l’eau sous les ponts, mais pas sous celui de Technopol, censé défendre les intérêts de tous les acteurs, amateurs, semi pros et pros…

Donc en cette veille printanière, on ira défendre l’utopie techno lors d’une manifestive à Paris, Marseille, Berlin, Dresde ou Montréal. Allez, danseurs de tous les pays, unissez vous !

Le communiqué en cliquant sur l’image

Il faudrait également revenir sur l’excellente étude sur les musiques électroniques de la SACEM, qui ne fait pas l’impasse sur les femmes comme French Waves (sic et re sic), projet transmedia bien réalisé par le jeune Julian Starke de Pains Surprise destiné à la nouvelle élite mondiale.

La Sacem, qui avait reconnu à l’artiste sociétaire un douzième des droits d’exécution publique versés par l’organisateur de la séance où il se produit en accord avec Technopol en 1997, reprend le fil du dialogue 20 ans plus tard grâce à l’entregent de Jean-Noël Tronc. La conférence dans le cadre du Mama était pas mal du tout. Les deux rapporteurs ont bien travaillé, même si les statisticiens de la Sacem ont du jouer les apprentis sorciers pour affirmer que la part de l’électro dans le biz de la Sacem reprèsente 416 M €. Il faudrait y ajouter la partie discographique et streaming pour y voir plus clair. Toutes les études et enquêtes menées pour Technopol pendant mes 14 ans de loyaux services ont démontré une énorme disparité de chiffre d’affaires, de statut juridique et de projet entre les acteurs électroniques. Cela en fait tout l’intérêt. Après tout on ne parle pas de VRP en machines outils…

Notre beau pays a 400 fromages et autant de collectifs électroniques

A l’heure où notre cher Ministère de la Culture déboulonne la présomption de salariat en accordant le bénévolat de l’artiste dans le spectacle vivant (merci la loi la plus damnée du quinquennat de Hollande dite « Création »),

A l’heure où l’article issu du député le plus poutinien de la classe politique (Thierry Mariani), le fameux article 53 de LSQ voté entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, continue de ne pas être appliqué,

a l’heure où la politique culturelle va bientôt se résumer au « chapeau » et au « fait du prince », les musiques électroniques peuvent n’être qu’un artefact de plus.

Heureusement, il nous reste la musique. Comme dit si bien Manu Dibango « la musique, on en parle pas, on l’écoute ! ».

Mis à jour mercredi 15 mars 2017

Kill me with your love ou les années Fréquence Gaie

« Poppers » était le générique de Double Face, une émission produite par Didier Varrod, animée par Michel Coquet, Jean-Luc Romero était également à la radio. Il y a des noms du monde des médias, de la musique, de la politique qui sont passés par Fréquence Gaie, Future Génération, devenue Radio FG dès 1990. Aujourd’hui Radio FG est un réseau multi local et international.

Cette « madeleine » LGBT pose la cruelle question de la mémoire. La négation du passé n’est pas une solution. Je pense à la déportation de Bernard Natan en 1942 (ancien PDG de Pathé*), qui ne doit pas exciter les actuels dirigeants de la société du Coq Français…

Comme dit Patrick Thévenin, la question des archives LGBT est désespérante. Je ne développerai pas ici les atermoiements de la question de la mandature Delanoë, qui a vu le naufrage d’un projet municipal, alors que la Ville de Lyon a juste réussi sur ce coup là ! Le sous secrétariat d’État aux Droits des Femmes n’avait t il pas aidé à remettre le fonds Simone de Beauvoir géré par la Bibliothèque municipale Marguerite Yourcenar ? Passons…

Aujourd’hui, il est encore temps de réunir la mémoire radiophonique des tapettes et des goudues des années 80.

Je ne remercierais jamais assez Geneviève Pastre, ancienne présidente de la radio, de son accueil à Lumigny lors d’une université d’été LGBT où je me suis fait quasi agresser verbalement par des « mili-tantes » énervées par la fin de Fréquence Gaie. J’étais venu avec Guillaume Dustan. On était les seuls journalistes présents… Et tout s’est bien passé.

Alors un grand merci à Patrick Thévenin d’avoir exhumé ce bijou, phare des Nuits Fauves disparues.

Alors qu’Anne Hidalgo mandate Jean-Luc Romero pour redynamiser le Tourisme LGBT à Paris, faisons aussi acte de mémoire et de partage.

Un groupe Facebook est dédié :
https://www.facebook.com/groups/1189995804457254/

Un premier rendez vous est fixé dimanche 25 juin à 15h à la guinguette Rosa Bonheur (Paris 19).

* Voir l’excellent documentaire de Label Video « Bernard Natan, le fantôme de la rue Francoeur » (aujourd’hui le siège de la FEMIS), en savoir plus ici.

Morosité ambiante à Paris ?

ph-accueilPublic

Un article du Parisien en date du X rapporte la morosité des lieux de nuit parisiens. Alors que la Ville de Paris rechigne à animer l’Observatoire des Lieux de Vie et de Diffusion Culturelle, pourtant cité dans la présentation du PassNuit Parisnightlife, qui va être lancé prochainement, la Préfecture de Police de Paris semble persécuter les exploitants d’après ce fameux article.