Back To The Arcade

Du samedi 17 novembre au dimanche 16 décembre 2018, le Marché Dauphine, Arcade Legends & Vintage Game Room présentent Back to the Arcade, une exposition dans la galerie Dauphine, une invasion du Marché et des animations autour des jeux vidéos des années 80 et 90.

Back To The Arcade est la première exposition d’envergure liée à la culture geek des années 80 et 90 encore jamais réalisée aux Puces de Paris Saint-Ouen.

L’événement est parti de l’implantation de Vintage Game Room au Marché Dauphine, qui a motivé ses confrères à se prêter au jeu du retro gaming, du street art et de la pop culture.

Dans la galerie Dauphine :

– Bornes arcade vintage des années 80/90 (écran cathodique) dans leurs jus, avec des bornes debout, une table cocktail, des jeux de conduite (auto et moto),

– Bornes d’arcade classiques (Pacman, Space Invaders, Street fighter, Super Mario Bros, Tron & Michael Jackson MoonWalker),

– Une Gameboy géante,

– Un flipper  ‘pincab’ (flipper moderne avec écran LCD),

– Sélection de consoles historiques,

– Oeuvres originales d’Anti Factory

Collectif pluridisciplinaire aux accents pirate, issu de la contre culture web, Anti Factory réalise des pièces mystérieuses à découvrir le jour d’ouverture.

– Oeuvres originales de Thierry Beaudenon

Depuis quelques années, Thierry Beaudenon se consacre à la peinture, après avoir fait un parcours dans le graphisme, la pub, la BD et le livre de la jeunesse. Influencé par la culture contemporaine, il explore l’univers du pop art, des comics, des mangas et du cinéma autant sur des supports traditionnels que des portières ou des panneaux de signalisation. Pour B2A, l’artiste réalise plusieurs pièces originales.

La galerie devient une véritable salle de jeux d’arcade immersive !

Dans le Marché Dauphine :

Vintage Game Room

La boutique a été créée par Thomas Musial, qui propose de nombreux jeux des années 80 et 90 : consoles (Gameboy, NES customisées, Super Nintendo), joysticks ou manettes, jeux électroniques et jeux vidéo (Super Mario, Donkey Kong, Pokemon, Zelda, super héros…) et figurines de dessins-animées des années 70 et 80 comme Goldorak, le robot de l’espace.

Interventions des artistes de la galerie à découvrir dans le Marché : c’est l’invasion !

La célèbre Delorean, la voiture « Retour vers le Futur », sera installée au pied de la Maison Futuro, une “folie” utopique des années 70.

Sélection de jeux chez plusieurs exposants du Marché : déambulez, découvrez et entrez dans les stands.

Et aussi…

Dimanche 18 novembre :

Performances et ateliers avec Thierry Beaudenon, Anti Factory, les tatoueurs et bien d’autres.

Plus d’information, plus tard.

Chaque week end, plusieurs ateliers sont proposés :

Animation découverte de la réalité virtuelle et 3D avec des Oculus Rift ou PSVR

Atelier Pixel Art,

Atelier « Origami / Papertoys autour de la culture du jeu vidéo et/ou de la musique ».

Le Marché Dauphine

Le Marché Dauphine réunit 150 marchands aux spécialités diverses, des galeries d’art classique et contemporain aux antiquaires, espace musique, carré des libraires, mode vintage, montres et bijoux anciens… Des spécialistes reconnus dans le monde entier côtoient les marchands amoureux d’une époque ou d’un style. De plus en plus de marchands proposent des oeuvres des cultures populaire américaine, japonaise, européenne du XXe siècle, du rock à la pop culture en passant par le manga et la Hi-Fi vintage.

Infos pratiques :

Marché Dauphine

132-140 Rue des Rosiers

93400 Saint-Ouen Ouvert

Métro : ligne 4 (porte de Clignancourt) et ligne 13 (Garibaldi)

Bus 85 : arrêt Marché aux Puces

Du vendredi au lundi de 10h à 18h

#Back2Arcade #marchedauphine

www.marche-dauphine.com

Libération de Paris 24 août 1944

Ce discours se passe de commentaire, il faut juste l’écouter. Le commandant Dronne qui dirigeait la 9e compagnie de la 2e division blindée de Leclerc en 1944 et qui est entré en premier dans Paris pour se faire canarder par les allemands. L’histoire nationale a préféré exclure ces républicains espagnols, tout comme les artilleurs sénégalais et autres métèques. Sa fille parle avec son coeur encore aujourd’hui et sa parole est rare, précieuse, vu la fuite inexorable du temps.

Cette cérémonie non officielle a lieu devant le jardin des Combattants de la Nueve, que la Maire de Paris a rebaptisé ainsi en 2014. 

Un groupe réunit les personnes intéressées Association 24 août 1944, la Nueve sur Facebook

News :

Le siège de la CNT espagnole du 33 rue des Vignoles est en passe de devenir un lieu de mémoire. À suivre.

Le même jour le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez annonce le retrait du corps de Franco de la basilique de la Valle de los Caidos. Enfin ce corps est rendu à sa (putain de) famille, qui par la grâce du Rey et de Rajoy garde le titre de Duque de Franco…

Le lieu va devenir un lieu de mémoire laïc. Enfin…

Dix ans Rosa Bonheur

La guinguette Rosa Bonheur fête ses dix ans aux Buttes Chaumont.

En 2008, le Conseil de Paris votait l’attribution de la concession au projet qui prit le nom de l’artiste Rosa Bonheur. En quelques dates, parcourez l’histoire d’une guinguette qui a voulu faire autrement.

Tout commença fin juillet 2008, Mimi obtient les clefs du pavillon ex Weber, ex du Chemin de Fer.

Jeudi 2 août c’est ‪#RosaBonheur10ans‬ ! Dix ans de guinguette aux Buttes Chaumont avec le nom d’une artiste incroyable. Le livre de Suzette Robichon permet d’en savoir plus sur son héritage. Commander le Testament de Rosa Bonheur.

En 2008 Madame Figaro fait le premier article de fond sur le projet Rosa Bonheur ainsi que d’autres nouveaux lieux de l’Est Parisien, mais d’autres comme Telerama font le lien avec Le Pulp.

En 2009 l’équipe de football La Rosa Bonheur Team gagne la coupe du Tournois International de Paris pour la 1ère fois. L’équipe continue de vivre et participe cette année aux Games Games Paris 2018. La guinguette est moderne et sportive comme dit Mimi !

2010 la guinguette a comme Chef Armand Arnal de La Chassagnette On fait même rôtisserie cet hiver, Céleste s’occupe des rôtis ! Le Fooding vient festoyer avec des stars comme Arielle Dombasle et le ministre de la Culture Frédéric Mitterand remet les prix. Article de l’Express.

2011 Le 20 avril la guinguette lance sa cuvée en quatre couleurs et se sert de la contre étiquette pour éduquer nos clients sur l’artiste Rosa Bonheur et ses valeurs. Depuis la cuvée n’a pas démérité avec son champagne, ses vins de Languedoc, Camargue et du Var.

2012 Le 8 mars on organise une Journée Internationale des Droits de la Femme avec la présentation de la biographie Gonzague Saint-Bris (RIP)

2013 la guinguette dit banco à Julie Navarro artiste plasticienne pour créer le Bal Extravadanse Senior, qui mélange fête et performance artistique avec les seniors du 19e arrondissement Mairie du 19e arrondissement de Paris. Ce Bal est un tel succès que le Centre Pompidou a également son édition depuis deux ans !

2013 8 mars de nouveau une grande journée avec la compagnie de Corinne Merle qui propose le Festival Féminin Itinérant avec la pièce Bouton de Rose.

2014 Numa est un de nos DJs chouchou qui sait allier les différentes influences typiques des fêtes du Midi. Sa soirée Cigalou voit se succéder de nombreux artistes que nous aimons comme Patrick Vidal, Pedro Winter, DJ Sundae, Céline de Sundae, Romain Bno, Marco Dos Santos et bien d’autres.

2015 la guinguette fait son Grand Concours de Pétanque avec le club des Buttes Chaumont chaque été, une occasion d’offrir aux habitués des terrains de la rue Botzaris de festoyer.

2016 les soirées Pulp Is Back rappellent l’attachement de la guinguette aux musiques électroniques et n’ont lieu que quelques fois dans l’année avec des artistes amis. Avant son succès avec le film 120 BPM, Arnaud Rebotini s’est produit au Rosa Bonheur.

2017

1/2 La guinguette adore l’électro et vous régale le 21 juin comme en 2017 avec Pedro Winter, Numa et Melle Caro.

2/2 La guinguette, c’est aussi du partage comme lors de la Fête de la Gastronomie vendredi 23 septembre avec la collaboration avec l’association La Mie de Pain et le chef Gérard Cagna qui permit la distribution de repas à 150 personnes dont des réfugiés.

Et maintenant, place à l’anniversaire !

Global Tekno en 2018

L’information vaut le détour : GLOBAL TEKNO revient sous forme d’une exposition originale dédiée aux musiques & cultures électroniques au centre d’art universitaire La Fabrique à Toulouse. Grâce à son directeur, Jérôme Carrié, la série d’exposition née sous l’impulsion d’Henri Maurel et de la directrice de l’American Center d’alors Marie-Claude Beaud (aujourd’hui à Monaco) va voir sa 8ème édition !

Jérôme Carrié souhaite synthétiser les créations plastiques, photographiques, vidéo, graphiques en lien avec les musiques électroniques de manière contemporaine, pas une énième exposition sur l’histoire, d’autant plus que la Philharmonie va produire en 2019 sa première exposition sur le sujet.

Coïncidence incroyable, le livre Normal People du photographe Olivier Degorce sort de nouveau en 2018 en version augmentée grâce aux bons soins de Pedro Winter. Cette édition augmentée par Ed Banger de celle (épuisée) de 1997 éditée par Crash Magazine constitue un ouvrage indispensable à avoir dans sa bibliothèque et un joli cadeau de Noël.

En utilisant la marque Global Tekno (détenue par Radio FG), en collaborant avec Jean-Yves Leloup et moi même comme conseillers artistiques, Global Tekno 8 risque d’être plus qu’une renaissance d’un concept né pour la défense des musiques électroniques en 1995, alors que la France connaissait une véritable guerre anti techno.

Dossier de presse

Vernissage : mardi 13 novembre 2018

Et aussi :

Jeudi 22 novembre à 18h30

Conférence « Global Tekno : arts plastiques, arts visuels et musiques électroniques »

avec Jean-Yves Leloup & Christophe Vix-Gras

Cinémix de Jean-Yves Leloup et installation visuelle de David Brunner

Auditorium du musée des Abattoirs

Projection d’un documentaire autour du mouvement techno

Cinéma ABC (date à confirmer)

Soirée en partenariat avec l’association Regart

Le Bikini (date à confirmer)

La Fabrique de Toulouse

Global Tekno 8, Musiques électroniques & arts visuels

14 novembre – 19 décembre 2018

La Fabrique – Le Cube, Le Tube & La Galerie

Exposition ouverte du lundi au vendredi de 10h à 17h

Informations pratiques

Et bien maintenant dansez !

Visuel extrait de l’instruction ministérielle.

Un bon matin de juin, baigné de soleil à un jet de pierre de l’Élysée, un texte révolutionnaire dans le rôle de l’État sur l’accès à la culture est présenté à plusieurs organisations professionnelles du spectacle vivant privé et subventionné et de la fête libre (Freeform) par le préfet délégué à la sécurité du tourisme, Étienne Guepratte. Il lui semblait assez naturel de présenter un texte déjà publié au Journal Officiel (en date du 18 mai) par l’Intérieur n’ayant pas été discuté avec les principaux destinataires en amont. C’est ainsi que « l’instruction ministérielle relative à l’indemnisation des services d’ordre » est imposée sans le moindre froncement de sourcil. On était juste là pour discuter de son application.

Les représentants des principales organisations, comme le Prodiss, Syndeac, le SMA / Syndicat des Musiques Actuelles, Profedim, etc. n’avaient pas tous le texte et donc n’avaient pas eu le temps d’en prendre connaissance. Un ange est passé avant que des questions osent être posées.

C’est un changement de « paradigme » total, du moins d’approche. Non seulement André Malraux est enterré, mais Jack Lang est balancé dans le Panthéon de la politique culturelle de notre beau pays. Alors que le ministère de la Culture s’est efforcé depuis 20 ans à démontrer l’impact des industries et la place de l’emploi culturel dans le PIB, le gouvernement actuel fait fi de cette réalité pour imposer cette mesure. Faire payer des forces de l’ordre n’est pas nouveau, le systématiser avec un texte « usine à gaz » digne d’un jeune technocrate sent le délire intellectuel et l’utopie.

La logique est la suivante : la culture est la première cible des attaques terroristes et doit être aussi la première à payer. Le texte oblige le client à assurer les forces de l’ordre pour les dommages causés aux tiers, d’ordinaire l’État est son propre assureur. La grille de tarifs se base sur un précédent arrêté de 2011, M Guepratte a insisté sur la non inflation. Un entretien préalable doit absolument avoir lieu entre le préfet ou son délégué à la sécurité pour discuter des mesures à prendre. Néanmoins, ce n’est pas un dialogue classique avec un prestataire lambda vu qu’il n’est pas possible de déroger aux mesures de police. Un refus signifie l’annulation de l’événement, surtout quand le devis tombe à quelques jours… Une personne physique peut signer, disposition indispensable pour les 4000 free parties recensées en France. Il y a aussi l’idée d’un « bouclier tarifaire » pour les manifestations non lucratives déjà facturées, qui limite l’augmentation à 30%. Un guide méthodologique devrait suivre. On sent bien que ce texte n’a pas été hautement discuté avec le ministère de la Culture et les professionnels concernés.

Une circulaire du ministère de la Culture doit suivre vu que le ministère ne co signe pas l’instruction de l’Intérieur… Ce communiqué tente de rattraper ce qu’on peut quand même qualifier une gaffe politique en pleine saison des festivals.

L’idée que la culture soit accessible à tous s’évapore, seuls les individus capables de payer des billets démentiels du fait des cachets mirobolants des artistes en tournée et des coûts de sécurité.

Ainsi les Eurockéennes voient la facture « force de l’ordre » subir une inflation de 800% :

« Les Eurockéennes de Belfort, l’un des plus grands festivals indépendants capable d’attirer 130.000 personnes, voient leur facture de «prise en charge du service d’ordre» passer de 30.000 à 254.000 euros. Une augmentation colossale de 800% dont n’ont pas encore conscience tous les festivals » (source : Le Figaro).

Par dessus le marché, le fonds d’urgence pour aider les acteurs culturels à supporter le poids sécurité après les attentas de 2015 se voit réduit à 4 M€ et ne sera pas reconduit en 2019.

Pour les acteurs de la fête libre, le texte est juste inapplicable, il est requis une police d’assurance tant pour les dommages causés aux tiers (RCO) que pour assurer les forces de l’ordre.

La première application connue est l’ardoise de 450 000 euros adressés au festival Microclimax alliant édition indépendante et musiques indépendantes. Il faut préciser que ce festival totalement réalisé par des bénévoles attendait 450 personnes par jour, waouh ! Extrait du site du festival :  » Le 7 juin, la municipalité de l’Ile de Groix interdit la manifestation, puisque l’association n’est pas en mesure de financer 40 agents de la gendarmerie sur trois jours. (Coût du dispositif 19 800 euros minimum). » Source

Niveau politique, seuls Jack Lang et le sénateur Cabanel se bougent. Le sénateur du Gard pose une question * au Gouvernement sur le sujet (à suivre ici). Comme disent certains hérauts gouvernementaux, ils reflètent « l’ancien monde ».

Histoire à suivre donc. Et comme disait madame la Marquise à ses manants : « Et bien dansez maintenant ! ».

* La question du sénateur Cabanel : Question n° 06092 adressée à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur  À publier le : 12/07/2018 
Texte de la question : M. Henri Cabanel appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les très vives inquiétudes suscitées au sein du monde des festivals et plus généralement chez tous les organisateurs d’événements culturels et sportifs par l’instruction ministérielle du 15 mai 2018 relative à l’indemnisation des services d’ordre. Cette instruction précise dans un sens rigoureux les modalités d’application de l’article L. 211-11 du code de la sécurité intérieure qui dispose que « les personnes physiques ou morales pour le compte desquelles sont mis en place par les forces de police ou de gendarmerie des services d’ordre qui ne peuvent être rattachés aux obligations normales incombant à la puissance publique en matière de maintien de l’ordre sont tenues de rembourser à l’État les dépenses supplémentaires qu’il a supportées dans leur intérêt ». Dans la réponse publiée au Journal officiel du Sénat du 5 septembre 2013 (p. 2573) à la question écrite n° 4575 publiée le 7 février 2013, le ministre de l’intérieur indiquait alors que « ces conditions de facturation visent à limiter au strict nécessaire l’intervention des forces de sécurité ». Il apparaît que cette facturation était aussi liée à un objectif de responsabilisation financière des organisateurs d’événements. Dans le contexte créé par la menace d’attentats islamiques et marqué par des risques de mouvement de panique, personne ne comprendrait qu’il soit lésiné sur les moyens permettant d’assurer le service d’ordre des événements. Les obligations à cet égard ont d’ailleurs été renforcées et sont définies par l’État et les préfectures. Dès lors il paraît inadapté de faire peser sur les organisateurs d’événements le coût d’un recours accru aux forces de sécurité dont la décision leur échappe. La menace économique est grande pour les événements culturels ou sportifs, emportant localement de graves conséquences économiques ou sociales. Le monde des festivals est particulièrement menacé. Les organisateurs seront financièrement asphyxiés. L’adaptation de leurs tarifs se ferait au détriment du pouvoir d’achat des spectateurs. Des événements emblématiques d’identités culturelles locales risquent de disparaître à un moment où les événements qui créent de la cohésion sociale sont plus que jamais nécessaires face à l’obscurantisme. Les collectivités territoriales s’inquiètent légitimement de cette menace financière contre ce qui fait leur attractivité culturelle et touristique, et qui permet de générer des emplois. Il lui demande s’il compte adapter son instruction afin que les coûts des mesures de sécurité imposées ne mettent pas en péril les festivals et les événements culturels et sportifs ou s’il envisage de renforcer les moyens de financement auxquels peuvent recourir les collectivités territoriales ou les organisateurs.