La musique sur les ondes, retour sur le débat de la PEW

Photo du débat à la Gaïté Lyrique sur la radio

Invité à animer par Fabrice Bonniot à la Paris Electronic Week sur le sujet du devenir des programmes musicaux hertziens et en ligne, j’ai recueilli en direct des propos intéressants de la part des intervenants. Le sujet de la rencontre aurait pu se contenter d’évoquer juste le devenir de la radio musicale à l’heure des plate formes de diffusion musicale. L’éditorial (le talk en language radio) devance en audience celle de la musique, il suffit de voir les audiences sur Médiamétrie. L’info est le premier motif d’écoute selon le CSA. Les chiffres sont clairs.

Source : Médiamétrie Lien vers le communiqué en cliquant

La musique est partout et tend à être payante, en tout cas c’est le voeux des ayant droits, les artistes et les producteurs en particulier… La radio a l’avantage d’être un média gratuit et super accessible vu le taux d’équipement des foyers. L’accès à de la musique de qualité, celle voulue par l’auditeur, est de plus en soumis soit à de la publicité, soit à un abonnement. À l’heure du web mobile (70% de l’audience globale web), le média radio en tant que diffuseur prescripteur de la musique, se repense à l’aune d’équations économiques et artistiques parfois compliquées. 12% de l’audience radio est mobile (Médiamétrie). Faut il ignorer l’évolution des usages comme Christopher Baldelli, président du directoire de RTL ? Celui ci affirme que la radio est « un média de masse, gratuit, individuel et non exclusif (on peut faire autre chose en l’écoutant) ». J’ajouterais que la radio est le média le plus immédiat à mettre en place, la radio a été utilisée après le passage des cyclones à Haïti ou dans les Antilles.

Quand on fait l’inventaire des audiences en France, le verdict est sans appel : le talk devance la musique dans les tympans (voir plus haut). L’Alliance Pour les Chiffres de la Presse et des Médias (APCM) révèle une autre photographie des usages très pertinente et surprenante. Vous noterez l’absence de la radio hertzienne dans le panel des média de cette association…

classement des 15 Marques de Radios digitales les plus diffusées mondialement cet été, avec en détail la part d’écoute France et Etranger Source sur l’image.

Le classement ACPM démontre le succès de pure player comme Radio Meuh, webradio des alpages ayant Laurent Garnier comme résident depuis des années. C’est un signe très prometteur pour les éditeurs indépendants, que Technopol avait défendus face aux ayant droits. Un accord avait été conclu en 2007 avec la SCPP pour les éditeurs électroniques grâce au travail collectif de Nicolas Guillaume – Lamarre, Louis Rouffineau (Vmix.fm) and co, voir le communiqué. Aujourd’hui la licence légale a été offerte grâce à la Loi Création, décriée dans ce blog pour le bénévolat de l’artiste interprète dans le spectacle vivant, le décret n’a toujours pas été pondu par le ministère de la Culture… Enfin le cadre réglementaire français reconnaît un phénomène qui existe depuis 1996 (date du simul casting de Radio FG), bravo !

Autre paradoxe français : la radio numérique terrestre ou DAB. Voulue par une partie des éditeurs, la RNT débarque avec 20 ans de retard, la 4G a pris de court le déploiement, qui a été freiné par les grosses antennes. La RNT offre par contre un confort d’écoute, la 4G sature, on le sait, la bande passante s’égosille en quelque sorte. La RNT pourrait donc sortir son épingle du jeu.

Les radios musicales doivent respecter les quotas de chansons francophones, que les éditeurs en ligne n’ont pas à souffrir, plusieurs stations viennent d’être sanctionnées par le CSA : Fun Radio, NRJ, Radio FG, Radio Nova, Oüi FM, Swigg (ex Ado), ECN (Mulhouse et Colmar) et Raje Nîmes (source).

Comparons les handicaps respectifs des deux média :

La radio hertzienne souffre de : coûts importants techniques de diffusion (émetteurs hertziens), handicap des quotas, redevances SACEM & SPRE (8% du CA publicitaire),

Mais : accès à un marché publicitaire réel, fonds d’aide pour les radios associatives, taux d’équipement quasi total des foyers,

Les webradios et podcasts souffrent de : grande concurrence, non reconnaissance par les annonceurs,

Mais : coûts techniques réduits, peu de redevances de droit.

Quasi 20 ans après ses débuts en France, la webradio est désormais reconnue par le droit et devient un enjeu. Toutes les webradios ne sont pas que musicales, Radiomarais est un exemple de programme de proximité.

Panel : Antoine Baduel, co fondateur & PDG de Radio FG, David Blot, animateur de Nova Club / Radio Nova, Koddi, co-fondateur de PWFM, Anders Sicre, président Le Mellotron, Philippe Thevenet, fondateur & Programmateur de Radio Meuh.

Podcast du débat à venir.

 

La bourse ou la vie, les conséquences de l’État d’Urgence

Alors que le ministère de l’Intérieur rassure les professionnels du Tourisme sur les attaques diverses et variées (voir actu), les forces de l’ordre salent parfois la facture du coût sécurité quand il s’agit d’un festival de musiques actuelles et encore plus quand il s’agit d’un événement électronique.

J’ai joint ma voix à un collectif d’organisateurs électroniques soutenus par Freeform et Technopol – Techno Parade pour demander une grille tarifaire aux conventionnements de sécurité dans Le Monde.

Technopol récolte les témoignages d’organisateurs ayant eu à s’engager à payer des prestations de service par des préfectures ou gendarmeries, formulaire à diffuser.

État d’Urgence pour la musique : les festivals payent l’état pour leur sécurité.

Quand le gouvernement de Nicolas Sarkozy prend en 2010 un décret autorisant les services de l’État à facturer l’intervention des services des forces de l’ordre sur des manifestations publiques, celui-ci ne vise que les très grands rassemblements, principalement les matchs de foot qui génèrent beaucoup d’argent et pour lesquels la collectivité doit assumer des coûts importants en matière de maintien de l’ordre. Mais depuis deux ans, dans le contexte d’état d’urgence, cette facturation s’étend progressivement à de plus en plus de manifestations culturelles et de festivals de musiques actuelles, surtout les événements électro.

En plus de poser de sérieuses questions sur le rôle de l’état et la place de la culture dans notre pays, cette pratique en prenant de l’ampleur est devenue une source d’instabilité économique et juridique pour ceux qui font vibrer le public français.

Si les organisateurs déposent plusieurs mois à l’avance leurs dossiers de sécurité en préfecture, les « devis » des gendarmes ne leurs sont adressés que quelques jours avant la date de la manifestation. Ces factures pouvant se chiffrer en dizaines de milliers d’euros, elles mettent en danger l’équilibre financier de projets souvent fragiles d’autant plus qu’il n’existe aucun moyen d’anticiper leur montant.

Ce « prestataire » atypique, service déconcentré de l’État, est à la fois juge et partie. Aucune contestation n’est possible et pas de mise en concurrence. La préfecture décide unilatéralement du niveau de la prestation dont le montant doit obligatoirement être accepté et payé d’avance à 60%. Si le « client » conteste le “devis”, le préfet-prestataire peut décider d’interdire la manifestation ou imposer d’autres dépenses de sécurité. Les risques sont grands pour qui oserait protester auprès d’une autorité au pouvoir discrétionnaire en matière de sécurité et c’est l’omerta sur les montants facturés.

Dans un contexte d’état d’urgence et de budgets restreints, les préfectures peuvent prononcer une interdiction sans avoir à la justifier réellement. Organiser un événement culturel équivaut à jouer à la roulette russe avec son compte en banque. Si certaines multinationales du live peuvent absorber de tels coûts, les acteurs indépendants et associatifs doivent parfois faire des coupes importantes dans leur budget artistique, ou jeter l’éponge.

Encore plus surprenant, les montants facturés varient selon les préfectures et les organisateurs. Selon l’application plus ou moins scrupuleuse des directives ministérielles par la préfecture, selon le soutien des élus locaux et la lecture du projet culturel en question par les gendarmes, on constate des écarts de 1 à 10 pour des manifestations équivalentes. Une étonnante facturation « à la tête du client » qui fait s’interroger sur le sens de l’état. La cour des comptes pointait récemment dans un rapport confidentiel (Le Point, 8 juin 2017) l’absence de prise en charge du cout des 400 CRS mobilisés par le Printemps de Bourges alors que les gendarmes bretons réclamaient 12 000 euros pour une fête techno amateur de 2000 personnes dans la campagne finistérienne.

Le décret sur lequel se basent ces facturations précise qu’elles peuvent avoir lieu « lorsque les intervention des forces de l’ordre ne peuvent être rattachées aux obligations normales incombant à la puissance publique en matière de sécurité et d’ordre publics ». La culture et la fête sont les premières cibles des terroristes en Europe et pourtant ce sont les acteurs visés qui doivent autant en supporter les conséquences.

Fragilisés par la baisse de fréquentation post attentats en 2015 et le doublement des dépenses sécurité en dix ans, les acteurs culturels sont victimes d’une « double peine ». Ils sont pourtant des moteurs essentiels de la vie culturelle, créateurs d’opportunités économiques non négligeables et d’emploi non délocalisables. Pourtant Culture et Tourisme pèsent 18% du PIB.

Le pouvoir discrétionnaire des préfectures, doublé de ce rôle de prestataire de sécurité, est source d’instabilités juridique et financière. Il est temps de créer un cadre légal précis pour ces décisions administratives dont les conséquences se mesurent parfois en millions d’euros. Pour le justiciable, le recours au référé d’urgence n’est pas possible la veille de l’ouverture des portes.

Les acteurs du secteur sont responsables, pleinement conscients des risques liés au terrorisme et de la fragilité des services publics soumis à de grandes contraintes, mais cela doit se faire dans la transparence et l’équité. C’est ensemble, de manière concertée et solidaire, que pouvoirs publics et acteurs culturels doivent agir. On ne peut se limiter à une lecture comptable pour la sécurité de la culture.

La première étape de ce débat public est une table ronde mercredi 20 septembre prochain à la Gaité Lyrique lors de la « Paris Electronic Week » lors de la semaine de la Techno Parade.

Signataires :

•Tommy Vaudecrane, Technopol / Techno Parade

•Samuel Raymond, Freeform

•Jack Lang, Ministre de la Culture / Président de l’IMA

•Aurélien Dubois, Weather Festival Paris

•Mathieu Guerre Berthelot et Gildas Rioualen, Festival Astropolis

•Christophe Vix Gras, Chevalier des Arts et des Lettres et défenseur historique des musiques électroniques

Sources juridiques :

– Arrêté du 28 octobre 2010 fixant le montant des remboursements de certaines dépenses supportées par les forces de police et de gendarmerie NOR: IOCF1022874A, Version consolidée au 27 septembre 2016,

– Décret n° 97-199 du 5 mars 1997 relatif au remboursement de certaines dépenses supportées par les forces de police et de gendarmerie, NOR: INTC9700053D, Version consolidée au 27 septembre 2016

Tom Of Finland ou le garçon d’à côté

Le film Tom of Finland de Dome Karukoski distribué par Rezo Films en France relate un parcours d’un homme quasi ordinaire. Ce personnage le serait s’il n’avait pas juste révolutionné l’esthétique gay à l’époque, l’après guerre, les Trente Glorieuses où celle ci était confinée à quelques esthètes privilégiés.

Comment peut on dessiner des hommes en uniforme, en tenue de travail, sur virils, sur lascifs, sur lubriques et en faire une œuvre ? Le film décrit bien le cheminement qui conduit le héros à dessiner en cachette. Le poids de l’interdit et la théorie de Didier Eribon sur la constitution de l’identité homosexuelle par l’injure dans ce film sont admirablement illustrés dans ce biopic sensible, bien interprété, loin des clichés d’un cinéma tapageur. Le héros, ou plutôt notre anti héros ordinaire, qui pourrait être votre voisin, semble échapper aux quolibets dans une armée finlandaise en déroute face à l’Armée Rouge. La période des occupations allemande et soviétique a l’air moins pesante que l’après guerre avec la normalisation d’une société du loisir (hétérosexuelle). La scène de drague dans un jardin public pendant la guerre qui se déroule presque bien, soldats et officiers partageant des cigarettes avant que la police militaire ne dégage les visiteurs du soir, est à opposer à une autre séquence se déroulant après guerre. L’ex officier supérieur qui reçoit en tenue légère chez lui ses camarades de jeu, avec sa femme en guise de gué dans la pièce d’à côté, se voit l’objet d’une perquisition policière puis de l’opprobre publique… Le poids de la société normalise tout. Le petit dessinateur publicitaire explose aux États Unis dans la communauté gay fetish cuir. Aujourd’hui, son héritage se voit encore, comme dans le clip du dernier album de DJ Hell.

On en saura pas trop sur la formation artistique de Tom of Finland alias Touko Laaksonen. Pour cela, mieux vaut parcourir le recueil de Taschen ou visiter le site de la fondation avec sa biographie en Flash.

Tom of Finland sur Allocine

Illustration : Dessin de Tom of Finland, collection personnelle, Paris.

Merci à Florent Bugeau de Rezo Films pour le Ciné Rosa avec Rosa Bonheur au cinéma du Panthéon.

Paris festif, night & day

La promotion de la destination Paris st un travail de titan, même pour la ville la plus touristique au monde !

L‘Office de Tourisme et des Congrès de Paris m’a confié ainsi qu’à Michel Mau la rédaction de la nouvelle version du dossier de presse sur la nuit pour l’année 2017.

Voulant dépasser les clichés et les écueils habituels sur les lieux festifs, nous avons opté pour séquencer les énormes offres parisienne et francilienne en moments de la journée en tenant compte des cibles utilisateurs et communautés.

Il est là juste question de donner envie à des rédacteurs de tout horizon de balayer l’actualité festive de paname et d’en savoir plus sur le sujet.

Téléchargement

Les platines des Étoiles (Paris 10)

ÉDITO DES RÉDACTEURS

Paris, capitale aux 130 musées, a un ADN moins festif que celui de Barcelone, Berlin, Londres ou Madrid. Quelle est la raison ? L’offre festive est diluée par la richesse culturelle, gastronomique et patrimoniale de notre ville. La Fête finit par n’être qu’un élément dans l’offre pléthorique de la destination Paris. Ainsi en 2014, parmi les quelque 25 millions de visiteurs pour Paris intramuros, 9,4 %* ont déclaré comme motivation première de leur voyage les “événements et manifestations”, et donc par extension le “divertissement”, ce qui constitue quand même près de 3 millions de personnes.

Cependant, la majorité des “autres” touristes, dont la motivation première était le tourisme d’affaire, le tourisme culturel, le shopping, la gastronomie, etc., a aussi profité de l’offre festive parisienne. Il est indéniable que la Fête fait partie intégrante du rayonnement de Paris. Cette vision holistique rétablit la Nuit et la Fête comme des atouts majeurs dans la course concurrentielle que se livrent les grandes destinations à l’échelle planétaire.

La Nuit et la Fête sont des éléments capitaux et indissociables de l’imaginaire du “Gai Paris”, de la “Ville Lumière” ou encore de la “French Touch”. L’offre festive de Paris comporte plus de 12 000 débits de boissons, dont 4 000 avec une autorisation de fermeture tardive **, sans parler de l’offre de la région Île-de-France, une soixantaine de festivals de musiques actuelles et électroniques, plus de 500 organisations de soirées les plus diverses.

Aussi la Fête ne se cantonne plus à la “Nuit”, d’où le nouvel intitulé du dossier de presse : “Paris Festif, Night & Day”. Le dossier se déroule en quatre temps forts liés au cycle du soleil de la manière suivante : La Matinée : moment où le soleil se lève, L’Après-midi : moment où le soleil est à son zénith, La Soirée : moment où le soleil se couche, et la Nuit : moment où la lune butine.

Pour les visiteurs, les nuits sont souvent les plus beaux moments de la journée. De manière disruptive, ce dossier de presse commence d’ailleurs par la Soirée, car le divertissement bat son plein après la période de labeur.

Photo Jacob Khrist

Les tendances 2017 :

L’éphémère est une tendance récente qui se confirme. Ce sont des lieux estivaux en rooftop, en bords de Seine, le plus souvent en extérieur.

L’itinérance des soirées s’accélère, on assiste à un réel changement structurel de la nuit avec la réduction du nombre de discothèques (étude de la Sacem***) au profit d’organisateurs SDF (sans discothèque fixe) qui investissent des espaces de location ou qui animent des lieux de manière occasionnelle.

Il en résulte une offre festive de plus en plus polymorphe. Cette fragmentation rend difficile son accès aux non-initiés. Le visiteur doit investiguer pour trouver la fête qui lui ressemble.

Michel Mau & Christophe Vix-Gras

* Source : OTCP, étude 2015 (parue en 2016) (lien)

** Source Préfecture de Police

*** Étude de la Sacem

Le hérisson et moi

Savez vous que cet animal est en voie disparition ?


Deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans

Pour l’aider, vous pouvez signer la pétition suivante

Quand on habite depuis toujours en centre ville, un des plus vieux mammifères de la planète (dont on descend en gros et sans qui l’être humain ne serait rien), est aussi commun que la licorne arc en ciel. Il faut juste aller en zone périurbaine pour les voir. Les hérissons sont chassés par l’agriculture intensive qui répand autant de pesticide que Nixon a pu noyé le Vietnam de napalm et d’agent orange.

C’est une situation ubuesque. Tout à chacun peut constater la raréfaction de cet animal, comme le rapporte cet article de Libération qui fait parler un responsable d’une association de protection de la nature. Pourtant, pour les fonctionnaires du ministère de l’Ecologie, le problème ne se pose pas vraiment : il n’y a pas de chiffre, donc pas de problème. L’absence de chiffre semble convenir au marigot des organismes dûment accrédités par le ministère. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ce genre de comportement est indigne.

En plus de ne rien faire, ce marigot est une bête malade qui peut piquer celles et ceux qui soignent peut-être trop benoîtement quelques bêtes qui ont eu le malheur de se faire écraser ou gazer par quelque exploitant agricole adhérent de la FNSEA (endetté et poussé au pire par Monsanto). Comme le soin porté aux hérissons est encadré par un décret s’appliquant aussi bien aux rapaces, grenouilles rares, dauphins ou panda en parc de loisir, il faut être soit vétérinaire ou capacitaire, c’est à dire disposant d’une expérience de soin remise par un des rares centres de soin de faune sauvage existant en France. L’Angleterre, qui revendique 9000 bêtes sauvées contre 1500 en France, a offert un statut particulier au hérisson. Le hérisson jouit d’un capital sympathie important et sa sauvegarde ne requiert pas de cages, de parc et d’équipement particulier.

Et c’est là que notre belle réglementation se plante « royalement »  : ces centres se comptent sur les doigts de la main (les caisses de l’Etat sont vides !) et sont incapables / aveugles / passifs face au problème. Le rendez vous à la tour Sequoia avec le vétérinaire référent de la Sous-direction de la protection et de la valorisation des espèces et de leurs milieux du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer n’a pas encore donné de suite notable. L’inertie de cette mega administration perchée dans une tour de la Défense est un dragon que peu d’archange ose combattre… Contact des responsables : lien.

L’Angleterre a depuis longtemps trouvé une solution à la faillite de l’Etat providence en faisant confiance aux citoyens, qui peuvent porter secours des hérissons, en agissant sous la tutelle de leur vétérinaire. Il faut mieux connaître la législation et le mode opératoire anglais pour s’en inspirer en France.

L’action publique peut faire confiance aux bonnes volontés avec un zeste d’auto contrôle et de gestion communautaire. L’Etat peut juste accompagner les actions citoyennes et non laisser déférer des bénévoles non capacitaires en justice… C’est un autodafé qui se déroule avec la complaisance des autorités et du « microcosme » de la protection de la nature officielle.

Si vous vous sentez âme hérissonne, vous pouvez rejoindre le mouvement de la Semaine de Sensibilisation au Hérisson Européen et consultez le site Sauvons les Hérissons.

N.B. : le titre de ce post s’inspire du roman de Betty Mc Donald paru en 1947 que ma grand mère relisait pour se remonter le moral.