Archives de catégorie : Vie de la cité

GHB crisis

Notre époque connaît plusieurs types de désastres sanitaires. Certains sont générés par notre hyper exploitation des ressources naturelles, tels les corticoïdes, d’autres par le moteur à explosion et d’autres encore par notre désir de fuite, de plaisir, voire d’auto destruction. Il est super triste de voir des jeunes mourir par la méchanceté / cupidité de tiers, comme cela vient d’arriver au fils d’une amie, qui avait 23 ans et qui n’était pas un habitué de ce genre de produit. Il suffit qu’un débile file du GBL / GHB dans une bouteille d’eau pour que la dose soit létale et que la personne qui l’absorbe soit victime d’un AVC. Dans le cas présent, au bout de deux semaines de coma, les médecins ont débranché la victime des faits survenus au Petit Bains , les séquelles dus au manque d’oxygène étaient irrémédiables.

C’était le 3e fait relatif au GHB identifié dans un club parisien depuis décembre. Le Collectif Action Nuit (groupement de plusieurs organisations professionnelles de la Nuit) a écrit aux ministres de la Santé et de l’Intérieur pour qu’une réponse sanitaire soit trouvée à un problème de santé publique. Fermer les lieux ne poussera que les usagers vers plus d’illégalité et encore moins de prévention, comme cela se passe gaiement avec le ChemSex, qui tuerait près de 40 individus en France chaque année selon une source journalistique. Combien de morts sur le dancefloor faudra t il pour que les autorités froncent un sourcil ? Là est la question.

L’article de Slate écrit par le journaliste Sofian Aissaoui a fait une vraie enquête de terrain et reprend au mieux nos principales interrogations.

Il faut croire qu’en 2018, il est de plus en plus dur d’avoir des réponses des politiques, même quand on agit au nom d’une organisation patronale.

Source : Plus Belle La Nuit association de réduction des risques basée à Marseille

Pour en savoir plus :

Fiche produit Drogues Info Service

War on Drugs in Paris ?

Petite réaction à chaud à la lecture d’un article du Parisien, qui fait une concurrence de dingue à la ligne éditoriale de Bernard de la Villardière. Le Parisien pond des articles qui sentent bon l’Angleterre des années Thatcher et Major 30 ans après la vague Acid House des années 1988 / 1990, Vice UK a résumé cette campagne d’opinion digne de la première série House Of Cards (l’anglaise, pas la ricaine).

L’article du 14 mars sur les quais de Seine

Il est donc question de la la consommation sur les quais vers la Cité de la Teuf, le vrai nom de la Cité de la Mode, que Sarkozy nommait comme « le truc vert de Delanoë ». Ce bâtiment audacieusement réhabilité par Jacob et Mc Farlane et exploité par la Caisse des Dépôts a totalement raté sa vocation, aucune boutique, aucun défilé régulier, juste l’Institut Français de la Mode, la meilleure école pour se lancer dans le business de la mode en France. Par contre, il y a juste cinq établissements festifs, deux sur le quai, Nuits Fauves et Garage, le Wanderlust en rdc niveau rue et deux rooftops, Café Or et Communion, et pas d’action sur le périmètre, lui même relié de fait à tous les établissements festifs et culturels du quai François Mauriac devant la BNF.

Cet article fait fi des actions d’information et de réduction des risques existantes et reflète l’état de l’opinion sur la question de consommation de drogues en milieu festif. Il est tout à fait possible de réduire les risques comme le fait le Garage avec la sécurité et de mener des actions de communication envers la clientèle. Paris a la chance de disposer de Fêtez Clairs, qui est un groupement d’actions concernées par la réduction des risques en milieu festif.

L’État ignore encore l’information sur les produits toxiques, comme si la santé des consommateurs n’avait aucune importance. C’est ridicule et désolant de voir que la guerre aux drogues permet au Parisien de choquer l’électeur FN qui sommeille en nous et d’omettre les actions positives sur le sujet.

La mise en place d’une amende pour la consommation de stupéfiants décidée par Macron et Collomb est une étape importante, tout comme le rapport des députés Pouillat et Reda sur la question.

La nuit a la Gaule – Rencontres Européennes de la Nuit 2018

Alors que fleurissent de nouveau à Paris les fermetures administratives, La Machine du Moulin Rouge en est un exemple manifeste et désolant, les acteurs professionnels CHRD, Nuit et Live se réunissent en grand conciliabule dans la capitale des Gaules à l’occasion des Rencontres Européennes de la Nuit. Il y a aussi une partie publique avec les Nuits du Futur en partie public jeudi 1er février au soir.

L’ambition est grande de l’EuroCouncil of the Night : « avant de rêver, il faut d’abord comprendre » ! 10 groupes de travail s’attacheront à fignoler des propositions sur les sujets suivants : santé publique, voisinage, règlementation, Europe, fiscalité, politique culturelle… Un livre blanc sera proposé dans l’année en guise de viatique pour faire du tourisme nocturne une source d’emplois (non délocalisables) hors de l’instabilité juridique que la France ne connaît que trop bien. Moralité, malgré tous ses défauts, des spots comme Londres et Ibiza restent des destinations de prédilection pour les investisseurs. Il est en effet toujours délicat de consolider des investissements quand le pouvoir discrétionnaire d’un fonctionnaire peut rayer de la carte un projet économique. Dans la plupart des pays européens, il faut un juge pour décider de la fermeture d’un établissement et du chômage de ses salariés.

Rendez vous à Lyon jeudi 1er et 2 février 2018

 

Le hérisson et moi

Savez vous que cet animal est en voie disparition ?


Deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans

Pour l’aider, vous pouvez signer la pétition suivante

Quand on habite depuis toujours en centre ville, un des plus vieux mammifères de la planète (dont on descend en gros et sans qui l’être humain ne serait rien), est aussi commun que la licorne arc en ciel. Il faut juste aller en zone périurbaine pour les voir. Les hérissons sont chassés par l’agriculture intensive qui répand autant de pesticide que Nixon a pu noyé le Vietnam de napalm et d’agent orange.

C’est une situation ubuesque. Tout à chacun peut constater la raréfaction de cet animal, comme le rapporte cet article de Libération qui fait parler un responsable d’une association de protection de la nature. Pourtant, pour les fonctionnaires du ministère de l’Ecologie, le problème ne se pose pas vraiment : il n’y a pas de chiffre, donc pas de problème. L’absence de chiffre semble convenir au marigot des organismes dûment accrédités par le ministère. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ce genre de comportement est indigne.

En plus de ne rien faire, ce marigot est une bête malade qui peut piquer celles et ceux qui soignent peut-être trop benoîtement quelques bêtes qui ont eu le malheur de se faire écraser ou gazer par quelque exploitant agricole adhérent de la FNSEA (endetté et poussé au pire par Monsanto). Comme le soin porté aux hérissons est encadré par un décret s’appliquant aussi bien aux rapaces, grenouilles rares, dauphins ou panda en parc de loisir, il faut être soit vétérinaire ou capacitaire, c’est à dire disposant d’une expérience de soin remise par un des rares centres de soin de faune sauvage existant en France. L’Angleterre, qui revendique 9000 bêtes sauvées contre 1500 en France, a offert un statut particulier au hérisson. Le hérisson jouit d’un capital sympathie important et sa sauvegarde ne requiert pas de cages, de parc et d’équipement particulier.

Et c’est là que notre belle réglementation se plante « royalement »  : ces centres se comptent sur les doigts de la main (les caisses de l’Etat sont vides !) et sont incapables / aveugles / passifs face au problème. Le rendez vous à la tour Sequoia avec le vétérinaire référent de la Sous-direction de la protection et de la valorisation des espèces et de leurs milieux du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer n’a pas encore donné de suite notable. L’inertie de cette mega administration perchée dans une tour de la Défense est un dragon que peu d’archange ose combattre… Contact des responsables : lien.

L’Angleterre a depuis longtemps trouvé une solution à la faillite de l’Etat providence en faisant confiance aux citoyens, qui peuvent porter secours des hérissons, en agissant sous la tutelle de leur vétérinaire. Il faut mieux connaître la législation et le mode opératoire anglais pour s’en inspirer en France.

L’action publique peut faire confiance aux bonnes volontés avec un zeste d’auto contrôle et de gestion communautaire. L’Etat peut juste accompagner les actions citoyennes et non laisser déférer des bénévoles non capacitaires en justice… C’est un autodafé qui se déroule avec la complaisance des autorités et du « microcosme » de la protection de la nature officielle.

Si vous vous sentez âme hérissonne, vous pouvez rejoindre le mouvement de la Semaine de Sensibilisation au Hérisson Européen et consultez le site Sauvons les Hérissons.

N.B. : le titre de ce post s’inspire du roman de Betty Mc Donald paru en 1947 que ma grand mère relisait pour se remonter le moral.

Kronix de Vix

Les guinguettes ont leur show radiophonique sur Radiomarais.fm chaque mois afin d’illustrer une des facettes de l’univers Rosa Bonheur.

Depuis son lancement en décembre 2015, le show de deux heures coanimé par Zouzou Auzou et Damien Raclot a permis de développer quelques sujets chers aux guinguettes Rosa Bonheur.

Mercredi 21 décembre, place à la fête sur la Seine !

À l’occasion de la création du Groupement des Établissements Culturels des Berges de Seine, association cofondée par Aurélien Dubois (Concrète), Ricardo Esteban (Petit Bain) et Michelle Cassaro (Rosa Bonheur sur Seine), qui unifie le discours des établissements de la Seine.

Au programme : de la fête, du clubbing et retour sur la parade fluviale de la Nuit Blanche 2016 avec Fabrice Hyber.

Un aperçu de la parade de la Nuit Blanche

 

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