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Ed Banger ou la french touch qui continue

Le label de Pedro Winter, Ed banger, vient de fêter ses 10 ans à la Grande Halle de la Villette avec plus de 6000 personnes (et une liste d’attente de 15 000 personnes, donc il pouvait s’offrir Bercy !) et a démontré par là plusieurs choses. Même si je n’apprécie pas la musique des artistes, il se passe un vrai truc entre le label et le public. Sans se casser la tête à faire des lives, Pedro a programmé des DJ sets toute la nuit qui ont contenté un public qui a dansé au petit matin (et pour une fois qui dansait vraiment).

D’une part, cette satanée ville de Paris offre de grandes joies quand les gens veulent bien se mélanger et d’autre part, l’avenir de la scène musicale et de l’électronique en général semble garanti.

La Roux à Paris & Daft Punk à Los Angeles

laroux

Il y a comme un intérêt certain autour de la jeune artiste La Roux, que David Navas, auteur du blog Dying To Be Dancing et dont on peut voir la photo par Olivier Zahm (Purple Magazine), a identifié comme une artiste à suivre de près. Encore du buzz anglo saxon, certes. Démonstration au Point Éphémère jeudi 23 avril où elle se produisait avec The Juan Mac Lean (DFA) et Who Made Who. Programmée en fin de plateau, comme un bouquet de Noël, la salle remplie de club kidz de la 2e et 3e génération, La Roux a donné un vrai petit concert de synth pop qui n’existerait pas sans les apports d’Erasure, Depeche Mode et de culture rave. Pas encore très à l’aise sur scène, malgré une liste de dates conséquentes sur son MySpace, La Roux, accompagnée d’une acolyte au clavier et de son producteur aux machines, se dandine comme une Kim Wild 20 ans après. C’est très new wave avec des rythmiques qui partent dans le break beat. Elle a un album de prêt, qui sort mi juin chez Polydor (les majors existent encore !), et agite comme il faut sa belle mèche rousse, qui lui a donné son nom.

La veille à Los Angeles, Pedro Winter alias Busy P (Headbangers Records) fêtait son anniversaire. Comme cela se passe partout dans le monde, et même pendant le soulèvement populaire réprimé en Moldavie, des individus bien inspirés partagent ce qu’il voit et filment la soirée. Pendant que LaRoux agite sa mèche à visage découvert en espérant être célèbre, Thomas Bangalter a passé le plus clair de sa carrière artistique à se cacher le visage pour avoir la satisfaction suprême d’être connu pour son talent sans être reconnu. Grâce aux caméras vidéos embarquées, personne ne peut rester anonyme (la prochaine grosse tendance : l’anonymat) et Rue89 le rapporte avec perspicacité dans ses pages.


Thomas Bangalter – « Rollin’ & Scratchin' »/DJ Mehdi – « Signature » Live at Cinespace (Part 1) from la-underground on Vimeo.