Histoire de lunettes

À s’y méprendre, Kim Jong Il, le leader de la République Démocratique de Corée du Nord, et Teki Latex, membre du groupe TTC, auraient tendance à porter les mêmes lunettes.


Erreur ?

L’Afghanistan éternel

Plongeons nous quelques minutes dans les Cavaliers de Joseph Kessel, oublions une descente en enfer de 30 ans de ce beau pays des montagnes et contemplons cette jolie statuette d’ivoire du 1er siècle ap JC.

Ce pays a été quasi conquis par Alexandre mais il a été à la croisée de plusieurs civilisations.

En une figurine délicate et quasi érotique, l’Afghanistan se révèle comme la perfection sur terre.

Comme quoi, même de l’Union Soviétique (occupation de 1979 à 1982), des seigneurs de la guerre et des talibans, la beauté peut réchapper.

Daft Punk still alive

Quel avenir aux Daft Punk ? Ils deviennent les seuls artistes techno qui peuvent remplir des stades ou des festivals,
particulièrement aux antipodes car il faut bien signifier la mort de la French Touch aux parigots et autres froggies en
ne se produisant pas au pays.

Pas de nouvel album à l’horizon mais une destinée durassienne : Thomas et Guy Manuel abandonnent
les pitches de leurs engins analogiques pour la caméra et tourner un long métrage aussi chéper
qu’India Song sous la forme d’une ballade de robots contemplatifs dans un désert.

Thomas et Guy Manuel se tournent vers le cinéma, n’est ce pas un art total qui implique la musique ?
Peut-être, mais le sens de la fête lui a bien disparu.

Electroma

India Song

Borat ou les lettres persanes

Il est étonnant de voir combien la façon de dénoncer (et donc de s’exprimer) peut emprunter des voies classiques.

Ainsi, le film Borat de Sacha Borat Cohen peut ressembler à s’y méprendre aux Lettres Persanes de Montesquieu. Le philosophe du XVIIIe siècle n’avait rien trouvé de mieux que d’inventer un faux récit de voyage persan pour critiquer la société française d’alors, coincée par une bourgeoisie florissante, une aristocratie décadente et un clergé suicidaire.

Inventer un tel récit sur la société américaine d’un faux agent plénipotentiaire kazakh revient autant à critiquer un orient intolérant qu’une Amérique du Nord coincée dans ses principes.

Le film est bien mené, il baigne dans une grossièreté éclatante et Borat a peut-être trop intégré son personnage : il est devenu son personnage.

Ce film est une bonne claque, quelques sketches dépassent l’entendement au niveau n’importe quoi (ex : la scène de lutte dans la chambre d’hôtel, la présentation de son fils, la scène avec les gays…).