Une Marche des Fiertés, une chorale et Stonewall

Ma dernière dédicace à l’esprit Rosa Bonheur : la chorale sur le podium de la Marche des Fiertés

Sinon il y a beaucoup à dire sur cette édition de la Marche des Fiertés avec ses 90 chars, réunissant aussi les « Goudues sur Roues » que Google France. Quelle réussite ! Évidemment, toute réussite crée des jalousies, des critiques et des énervements, sauf qu’à New York les contestataires, ou du moins, les radicaux ont réussi à organiser un autre cortège, ce qui n’est pas le cas à Paris. La Pride de Nuit n’est plus.

Il est assez affligeant de voir les critiques pleuvoir sur l’Inter LGBT par de beaux esprits trop élégants pour mettre la main à la pâte, passer des heures en AG à discuter avec des mili-tant-e-s en fusion perpétuelle et se retirer les deux doigts du fessier parfois. Il est vrai que l’affiche, dévoilée seulement moins d’une semaine avant la date, est le point culminant d’un certain manque d’exigence (pour rester poli). Cependant, la Marche existe, avec son podium. Il reste des tonnes de choses à faire : avoir des personnalités comme soutien, créer une bourse pour financer des projets audacieux d’action lors du défilé, avoir une politique d’accueil des visiteurs (là je ne parle pas de rombières américaines mais d’acteurs n’ayant pas les moyens de venir), etc.

Ci dessous les chars Google et Visit Britain, le premier constitué de stagiaires en punition le samedi obligés à se coltiner un char sans âme et le 2e plutôt réussi. L’agence touristique gouvernementale touristique Atout France devrait en prendre de la graine…

Sur le front du Collectif des Archives LGBTQI, le coma estival est propice à la gestation de nouveaux projets, suite au refus du collectif de candidater à l’appel d’offres de la Ville de Paris à l’exploitation d’un local de stockage. Les motifs ont été exprimés le 3 juin 2019 au Centre LGBTQI Ile de France lors d’une conférence de presse : « le modèle proposé aujourd’hui par les institutions publiques patrimoniales et la mairie de Paris déposséderait la communauté LGBTQI de ses archives, l’excluant du processus d’écriture de son histoire, de ses mémoires et accentuant son invisibilisation. ».

Il reste désormais au Collectif de rebondir intelligemment de concert avec les partenaires de bonne volonté, ce qui peut tout à fait se produire. Cela n’empêche pas le projet Fréquence Gaie de voir le jour, puisque c’est avant tout un projet transmedia.


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