Henri Maurel est parti danser avec les anges

Le DJ est un artiste

Posted: février 16th, 2012 | Author: | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , | No Comments »

Dernièrement, à Technopol, on se prenait le chou pour distinguer les éléments constitutifs du DJ, comme on nous le demande…

Rebecca Le Chuiton de la Chambre Syndicale des Cabarets Artistiques et des Discothèques a publié une petite fiche synthétique qui peut éclairer la lanterne des organisateurs de soirées qui ne connaissent pas la législation et les artistes qui hésitent encore sur leur statut.

De plus, un contrôle URSSAF a posé un grave problème à Circus Company qui avait organisé une soirée de label au Nouveau Casino. La loi dit que tout artiste qui se produit devant un public une oeuvre doit être salarié et les charges sociales devaient être versées. L’avocat choisi, Maxime Janzani de Manswell, a brillament défendu la cause de l’artiste, « celui qui amène un supplément d’âme » par son art, et démontré devant des jurés et des juges esbaudis qu’un DJ est un artiste. A contrario, un des DJs de la soirée incriminée était le boss du label Perlon qui venait faire sa promotion et n’est pas DJ de métier. La cour d’appel a accepté la chose et autorisa de ne pas le qualifier artiste. Visitez son site.

Trouvez ici un arrêt sur la présomption de salariat entre le DJ et l’employeur et reconnaissance du DJ comme artiste : lien.

Il reste donc encore à faire avancer la cause des artistes électroniques, DJs ou pas, de pouvoir facturer sans avoir à être salarié (comme cela se pratique couramment sur le terrain) et ajouter DJ dans la liste des professions entrant dans l’intermittence, comme le désirent les artistes professionnels ne voulant pas être en société ou en libéral.

La route est longue, Technopol reste sur les rangs.


Et si on changeait la Techno Parade

Posted: décembre 27th, 2011 | Author: | Filed under: Music | Tags: , | No Comments »

A Technopol, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées !


Un Étrange Printemps pour Henri Maurel

Posted: mars 16th, 2011 | Author: | Filed under: Nightlife | Tags: , | No Comments »

Plus le temps passe, plus l’absence d’un être cher se constate au quotidien. On ne peut plus l’appeler à tout bout de champs, demander les conseils si précieux dans les moments délicats ou aller « en ville » (expression usitée par celles et ceux qui aiment la campagne…). Tout ce qu’on peut faire est de positiver et d’imaginer d’être à la hauteur en agissant comme cette personne aurait aimé. C’est pourquoi la dédicace de la nouvelle édition de l’Etrange Printemps a été proposée par l’équipe organisatrice de manière spontanée.

Lieu de la soirée : La Machine du Moulin Rouge, 90, Boulevard de Clichy, 75018 Paris

Pour en savoir plus.

Félicitations à Ownimusic pour son implication éditoriale et militante.


La croisière s’amuse

Posted: novembre 19th, 2010 | Author: | Filed under: Nightlife | Tags: , , , | No Comments »

(c) Laure Vandeninde - 06 34 09 86 54 - laure@vandeninde.fr

Les Croisières Électro, le musée virtuel et musical sur Seine produit par Technopol dans le cadre des Nuits Capitales, ont été une expérience des plus positives. Le projet a été mené rapidement (en moins de deux mois !) alors qu’une telle production requiert au moins six mois. Il faut se poser tant sur l’aspect artistique que sur les questions techniques. Néanmoins, grâce à l’enthousiasme d’Henri Maurel, Technopol a accepté de produire le projet proposé par Matthieu Jaussaud et initié par Laurent Queige, directeur de cabinet de Jean-Bernard Bros, adjoint au Maire de Paris en charge du Tourisme et des Médias Locaux.

Les Croisières Électro ont réuni les labels Tigersushi, Trax Magazine, Lola (ex Freak n’Chic) et Record Makers. Ma belle sœur (Jessica Diomède) a eu la bonne idée de motiver Record Makers, qui nous a offert un live de qualité, à savoir Turzi Live Experience, que vous pouvez rapidement apprécier en vidéo.

Turzi Live Experience from CVIXGRAS on Vimeo.

Romain Turzi réussit l’exploit de déplacer ses machines analogiques partout, même sur un bateau. La croisière fut d’une sérénité totale, un avant-goût du désert au beau milieu de la Seine…


Mes nuits de Paris seront toujours plus belles que les vôtres

Posted: novembre 13th, 2010 | Author: | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , , , , , | 3 Comments »

Les États Généraux de la Nuit de la Ville de Paris auraient pu être un fiasco, un vaste canardage entre exploitants de lieu et paroles creuses d’élus fatigués par toute cette agitation, qui met en péril la tranquillité des électeurs, avides de tranquillité et d’émerveillement. Ce fut salle comble dans la salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville, paisible château en perpétuel travaux depuis des années, le Maire exprima son étonnement de voir une telle foule et autant d’adjoints réunis. Cela doit le changer des réunions sur les crèches associatives et des comptes rendus de mandat en mairies d’arrondissement.

Un débat dans l’hémicycle du Conseil de Paris fut tenu à l’initiative de Mao Peninou, adjoint en charge des États Généraux (et qui s’occupe du fameux « Bureau des Temps », de l’accueil des usagers dans les services publics), de 22h15 à 2h. Premier constat : le Conseil de Paris est un peu cheap, je m’attendais à un peu plus de lustre, malgré les tapisseries aux murs, les placards néo renaissances mêlant « RF » au relief de la vieille France et le mobilier pour asseoir les séants des conseillers. Deuxième surprise : Rosa Bonheur était assise à la place de Lamour. Quel hasard ! Et moi, j’occupais la place de l’illustre JF Legaret, connu pour égaler Jaruzelski en prestance. Rachida et Christine n’étaient pas très loin, sans parler de Thierry Coudert, qui aurait brillé de sa verve préfectorale dans cette assemblée, face à Renaud Vedel, préfet adjoint en charge des relations avec la Ville de Paris, et qui a donné un bon exemple de la mesure de l’État. Il fut le premier à évoquer le fait que l’offre de la nuit parisienne n’était pas en phase avec la population francilienne. Mais quand on traverse le périphérique, on est vite perdus, et Julien Dray, le célérite vice président de la Région Ile de France en charge de la Culture, nous a même donné un chiffre de son acabit totalement étonnant : à Paris, on croise une voiture de flics toutes les 4 mn en moyenne…

Passons au fond des choses que je partage ici, car l’énergie m’a manqué pour intervenir au sein d’une assemblée disparate, acquise pourtant… Frédéric Taddeï évoquait les transformations générées par le téléphone portable, mais cela date des années 90. J’ai même l’impression que les applications & réseaux sociaux n’ont pas d’impact sur les pratiques festives. les gens ne savent pas où sortir, continuent d’aller dans les mêmes lieux, et s’ils utilisaient les médias communautaires, peut être que certains spots pourris cesseraient d’être fréquentés, du fait que la vérité sur la bassesse de leurs exploitants se révèleraient au grand jour. Que nenni !

Il y a plutôt une grosse tendance festive serait le retour domestique l’hiver et la tendance « apéro géant » à la belle saison. En gros, on n’a plus tellement de sous et ni envie d’aller dans les lieux normés, parce que trop normés justement, et pas assez étonnant, du fait du manque d’argent. Résultat, on ne se mélange plus dans les lieux de fête, réservés à Paris à quelques ectoplasmes argentés et décérébrés qui se comparent ramage et plumage. Les années 90 ont vu l’utopie techno, celle de la fête sublimée et dionysiaque qui ré-enchantait des espaces industriels et permettait le mélange des gens, comme les bals musette et les guinguettes dans une grande tradition païenne et religieuse. Les années 2010, en tout cas à Paris, voient le repli sur soi et le reconquête dispersée de l’espace public, les amoureux et groupes d’écoles de commerce sur le pont des Arts, les étudiants sur le Canal Saint-Martin, les africains rue Saint Denis, pas loin des prostituées chinoises en tenue de secrétaires de direction…

Comme le dit si bien Éric Labbé, la notion même de riverain est une dissolution de la démocratie (ne serait il pas un digne héritier de Proudhon ?) et un pas vers une « dictature du voisinage ». Normal, les Français considèrent le bruit comme une des plus grosses pollutions. On ne supporte pas le bruit de l’autre. On déteste son voisin. On se bourre de calmants pour ne pas entendre les voisins brayer ou se taper dessus… On se drogue pour festoyer, et la consommation de cocaïne est telle qu’elle va se substituer au THC… Où va t on ?

Vous pouvez regarder le débat sur les nouvelles pratiques festives animé par Frédéric Taddeï et qui a eu lieu dans l’hémicycle même du Conseil de Paris. C’était une bonne idée. Je fus d’un silence atterrant qui m’atterra moi même… alors que j’aurais eu moult choses à dire. Heureusement, mon associée Mimi a défendu la vision de Rosa Bonheur avec les mots les plus justes possibles.


Les Etats Généraux de la Nuit : débat nocturne
envoyé par mairiedeparis. – L’info video en direct.

Je tiens vraiment à féliciter Stéphane Martinet (visible à la minute 48), qui a eu un des rares propos sur les nouvelles pratiques festives. Il est vraiment dommage que l’animateur n’ait pas rebondi dessus. Les riverains ont pourri le débat et certains professionnels ne l’ont pas assez élevé, hormis Renaud Barillet et Bruno Blanckaert. Éric Labbé a fait ce qu’il a pu, mais une journée entière de débats l’a aussi un peu exténué… On peut comprendre.

À l’occasion des États Généraux, le blog de Florian aka DJ Speedloader a consacré une interview à Matthieu Jaussaud qui synthétise bien les tenants et aboutissements de la pétition.