Archives de l’auteur : christophe

À propos christophe

Associé de Rosa Bonheur - Consultant artistique, communication & web - Chargé de mission à Technopol - Techno Parade

Le hérisson et moi

Savez vous que cet animal est en voie disparition ?


Deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans

Pour l’aider, vous pouvez signer la pétition suivante

Quand on habite depuis toujours en centre ville, un des plus vieux mammifères de la planète (dont on descend en gros et sans qui l’être humain ne serait rien), est aussi commun que la licorne arc en ciel. Il faut juste aller en zone périurbaine pour les voir. Les hérissons sont chassés par l’agriculture intensive qui répand autant de pesticide que Nixon a pu noyé le Vietnam de napalm et d’agent orange.

C’est une situation ubuesque. Tout à chacun peut constater la raréfaction de cet animal, comme le rapporte cet article de Libération qui fait parler un responsable d’une association de protection de la nature. Pourtant, pour les fonctionnaires du ministère de l’Ecologie, le problème ne se pose pas vraiment : il n’y a pas de chiffre, donc pas de problème. L’absence de chiffre semble convenir au marigot des organismes dûment accrédités par le ministère. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ce genre de comportement est indigne.

En plus de ne rien faire, ce marigot est une bête malade qui peut piquer celles et ceux qui soignent peut-être trop benoîtement quelques bêtes qui ont eu le malheur de se faire écraser ou gazer par quelque exploitant agricole adhérent de la FNSEA (endetté et poussé au pire par Monsanto). Comme le soin porté aux hérissons est encadré par un décret s’appliquant aussi bien aux rapaces, grenouilles rares, dauphins ou panda en parc de loisir, il faut être soit vétérinaire ou capacitaire, c’est à dire disposant d’une expérience de soin remise par un des rares centres de soin de faune sauvage existant en France. L’Angleterre, qui revendique 9000 bêtes sauvées contre 1500 en France, a offert un statut particulier au hérisson. Le hérisson jouit d’un capital sympathie important et sa sauvegarde ne requiert pas de cages, de parc et d’équipement particulier.

Et c’est là que notre belle réglementation se plante « royalement »  : ces centres se comptent sur les doigts de la main (les caisses de l’Etat sont vides !) et sont incapables / aveugles / passifs face au problème. Le rendez vous à la tour Sequoia avec le vétérinaire référent de la Sous-direction de la protection et de la valorisation des espèces et de leurs milieux du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer n’a pas encore donné de suite notable. L’inertie de cette mega administration perchée dans une tour de la Défense est un dragon que peu d’archange ose combattre… Contact des responsables : lien.

L’Angleterre a depuis longtemps trouvé une solution à la faillite de l’Etat providence en faisant confiance aux citoyens, qui peuvent porter secours des hérissons, en agissant sous la tutelle de leur vétérinaire. Il faut mieux connaître la législation et le mode opératoire anglais pour s’en inspirer en France.

L’action publique peut faire confiance aux bonnes volontés avec un zeste d’auto contrôle et de gestion communautaire. L’Etat peut juste accompagner les actions citoyennes et non laisser déférer des bénévoles non capacitaires en justice… C’est un autodafé qui se déroule avec la complaisance des autorités et du « microcosme » de la protection de la nature officielle.

Si vous vous sentez âme hérissonne, vous pouvez rejoindre le mouvement de la Semaine de Sensibilisation au Hérisson Européen et consultez le site Sauvons les Hérissons.

N.B. : le titre de ce post s’inspire du roman de Betty Mc Donald paru en 1947 que ma grand mère relisait pour se remonter le moral.

Embrouilles techno ?

Alors que Concrete célèbre une autorisation d’ouverture mensuelle accordée par la Préfecture de Police (voir l’exclu donnée à Trax), d’autres rament pour se faire entendre, ce que nie pas Aurélien Dubois, le boss de Surprize (Concrete, Weather, CSCAD / UMIH, Technopol…), qui clame même dans le Trax 200 consacré à la peur du Front National : « Il faudrait une structure qui regroupe tous les acteurs du milieu ». Question : à quoi sert Technopol – Techno Parade ???

Pendant ce temps, les teufeurs poussent leurs wagonnets au fond de la mine et avancent méthodiquement dans la pure tradition autonomiste et responsable de la Techno et sans crier gare.

Le communiqué envoyé ce genre à la presse est claire : « laissez nous danser ! ». Quand on voit qu’une préfecture publie des photos constatant l’extrême propreté d’un terrain utilisé pour une fête, on ne peut que constater que de l’eau sous les ponts, mais pas sous celui de Technopol, censé défendre les intérêts de tous les acteurs, amateurs, semi pros et pros…

Donc en cette veille printanière, on ira défendre l’utopie techno lors d’une manifestive à Paris, Marseille, Berlin, Dresde ou Montréal. Allez, danseurs de tous les pays, unissez vous !

Le communiqué en cliquant sur l’image

Il faudrait également revenir sur l’excellente étude sur les musiques électroniques de la SACEM, qui ne fait pas l’impasse sur les femmes comme French Waves (sic et re sic), projet transmedia bien réalisé par le jeune Julian Starke de Pains Surprise destiné à la nouvelle élite mondiale.

La Sacem, qui avait reconnu à l’artiste sociétaire un douzième des droits d’exécution publique versés par l’organisateur de la séance où il se produit en accord avec Technopol en 1997, reprend le fil du dialogue 20 ans plus tard grâce à l’entregent de Jean-Noël Tronc. La conférence dans le cadre du Mama était pas mal du tout. Les deux rapporteurs ont bien travaillé, même si les statisticiens de la Sacem ont du jouer les apprentis sorciers pour affirmer que la part de l’électro dans le biz de la Sacem reprèsente 416 M €. Il faudrait y ajouter la partie discographique et streaming pour y voir plus clair. Toutes les études et enquêtes menées pour Technopol pendant mes 14 ans de loyaux services ont démontré une énorme disparité de chiffre d’affaires, de statut juridique et de projet entre les acteurs électroniques. Cela en fait tout l’intérêt. Après tout on ne parle pas de VRP en machines outils…

Notre beau pays a 400 fromages et autant de collectifs électroniques

A l’heure où notre cher Ministère de la Culture déboulonne la présomption de salariat en accordant le bénévolat de l’artiste dans le spectacle vivant (merci la loi la plus damnée du quinquennat de Hollande dite « Création »),

A l’heure où l’article issu du député le plus poutinien de la classe politique (Thierry Mariani), le fameux article 53 de LSQ voté entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, continue de ne pas être appliqué,

a l’heure où la politique culturelle va bientôt se résumer au « chapeau » et au « fait du prince », les musiques électroniques peuvent n’être qu’un artefact de plus.

Heureusement, il nous reste la musique. Comme dit si bien Manu Dibango « la musique, on en parle pas, on l’écoute ! ».

Mis à jour mercredi 15 mars 2017

Kill me with your love ou les années Fréquence Gaie

« Poppers » était le générique de Double Face, une émission produite par Didier Varrod, animée par Michel Coquet, Jean-Luc Romero était également à la radio. Il y a des noms du monde des médias, de la musique, de la politique qui sont passés par Fréquence Gaie, Future Génération, devenue Radio FG dès 1990. Aujourd’hui Radio FG est un réseau multi local et international.

Cette « madeleine » LGBT pose la cruelle question de la mémoire. La négation du passé n’est pas une solution. Je pense à la déportation de Bernard Natan en 1942 (ancien PDG de Pathé*), qui ne doit pas exciter les actuels dirigeants de la société du Coq Français…

Comme dit Patrick Thévenin, la question des archives LGBT est désespérante. Je ne développerai pas ici les atermoiements de la question de la mandature Delanoë, qui a vu le naufrage d’un projet municipal, alors que la Ville de Lyon a juste réussi sur ce coup là ! Le sous secrétariat d’État aux Droits des Femmes n’avait t il pas aidé à remettre le fonds Simone de Beauvoir géré par la Bibliothèque municipale Marguerite Yourcenar ? Passons…

Aujourd’hui, il est encore temps de réunir la mémoire radiophonique des tapettes et des goudues des années 80.

Je ne remercierais jamais assez Geneviève Pastre, ancienne présidente de la radio, de son accueil à Lumigny lors d’une université d’été LGBT où je me suis fait quasi agresser verbalement par des « mili-tantes » énervées par la fin de Fréquence Gaie. J’étais venu avec Guillaume Dustan. On était les seuls journalistes présents… Et tout s’est bien passé.

Alors un grand merci à Patrick Thévenin d’avoir exhumé ce bijou, phare des Nuits Fauves disparues.

Alors qu’Anne Hidalgo mandate Jean-Luc Romero pour redynamiser le Tourisme LGBT, faisons aussi acte de mémoire et de partage.

* Voir l’excellent documentaire de Label Video « Bernard Natan, le fantôme de la rue Francoeur » (aujourd’hui le siège de la FEMIS), en savoir plus ici.

Morosité ambiante à Paris ?

ph-accueilPublic

Un article du Parisien en date du X rapporte la morosité des lieux de nuit parisiens. Alors que la Ville de Paris rechigne à animer l’Observatoire des Lieux de Vie et de Diffusion Culturelle, pourtant cité dans la présentation du PassNuit Parisnightlife, qui va être lancé prochainement, la Préfecture de Police de Paris semble persécuter les exploitants d’après ce fameux article.

Deviant Sundays #1

Deviant Sundays design by Jocelyn Bernard

Dimanche 29 janvier 2017, à partir de 18h, Deviant Disco Paris & La Bellevilloise présentent

DEVIANT SUNDAYS #1

Le crew Deviant Disco explore un nouveau versant de l’esthétique musicale défendue avec le nouveau rendez-vous pascal, Deviant Sundays. “La queerness” de la Disco Déviante vous sautera aux oreilles.
Cette party de fin d’après-midi, autrefois définie comme un “tea dance”, est placée sous le signe du “Disco Queer”, une incursion dans les lives déjantés, dans les sets DJs éclectiques et élégants sans exclure le second degré, l’extravagance, la “queerness”. Deviant Sundays est une soirée où tout est permis et garantie 100% “Discolove” !
En guest de cette première édition, le duo électro Cocoboy, qui vient de sortir un clip de sa cover du tube de Voulzy « Belle Ile en Mer », Arnaud Crame des célèbres soirées House of Moda entouré des deux mousquetaires du collectif Eva Peel & Ygal Ohayon.
À la porte, la sémillante Raya Martigny accueille avec grâce et élégance les adeptes de ce nouveau rendez-vous dominical queer.
On vous attend !

Les artistes :

COCOBOY (Live)
Duo électro basé à Nantes, les CocoBoys puisent leurs influences un peu partout dans le répertoire POP-ulaire. Composé de Pascal Lebrain, créateur du célèbre Brain Show et de son comparse Hugues X, le duo offre un live pour 45mn d’un show aussi déjanté que déviant.

Crame
Oiseau solitaire des nuits parisiennes, Dj & promoteur des soirées House of Moda, Arnaud Crame a démarré avec les parties « Mort aux Jeunes », a géré la promotion du label ‘I’m a cliché ». Il est également DJ résident au Silencio. C’est un activiste festif haut en couleur et en paillettes.

 EvaPeel
À la fois chanteuse du projet Theremynt avec Yann Richard et du tandem Dams & Herren avec Mike Theis. Les sélections grand angle d’Eva font la part belle à l’italo-disco, la Cosmique et tous les sons synthétiques de son collectif Deviant Disco. Eva aime à vous faire voyager dans des univers différents avec un seul mot d’ordre : Danser. Elle est également l’initiatrice du collectif parisien, devenu un label et animant des parties un peu partout dans l’hexagone.

Ygal Ohayon
Ce grooveur à 110 BPM et collectionneur avisé vous fera voyager depuis les rivages de l’italo-disco jusqu’aux galaxies cosmiques en passant par la planète House… Cet érudit cabaliste des sons les plus bizarres que la Création a pu offrir aux esprits légers que nous sommes nous fait une Révélation à chaque mix. Attendez vous à des choses venues d’un monde étrange et soyeux, le sien ! Par ailleurs, il se produit comme DJ en duo avec Vidal Benjamin sous le nom de The Bassline Boys, distillant joyeusement new-beat, EBM, early house et techno 90’s. Il est membre à part entière du collectif Deviant Disco.