** Pierre qui roule n’amasse pas mousse ! **

Parade 4 Ever

Posted: juillet 30th, 2010 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | 2 Comments »

La Free Parade a eu lieu à Paris le 19 juin dernier entre place de la République et le bassin de la Villette (Paris 19). Ce fut une grande surprise : il y a encore des gens assez fous pour se balader dans les rues au son de sono crachant de la musique techno enragée (mais cool) et donner un sens politique à leur manifestation. C’est une manifestation revendicative et festive comme d’autres l’ont fait en 1997 pour créer une Techno Parade, héritage des années 90 encore vivantes…

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L’orientation clairement politique affichée par le flyer était déjà en germe lors des dernières éditions des teknivals, devenus « carnaval des sons », puis le teknival a peu à peu disparu du paysage mais persiste tout de même. On ne balaye pas d’un revers de la main une histoire entamée il y a plus de 15 ans et qui a touché des dizaines de milliers de personnes.

Pendant, ce temps un vent nouveau a soufflé dans les rangs clairsemés de Technopol sur les bases d’une orientation clairement professionnelle. Technopol a toujours eu les fesses entre deux chaises : syndicat professionnel ou organisateur de la Techno Parade ? Le débat n’est pas clos, il a été approché lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du 23 Juin dernier qui a eu lieu au Rex Club. En voici le résultat. Il a été voté un plan d’actions d’intérêt général, qui se structure en polarités, réflétant les différentes disciplines et pratiques professionnelles défendues par Technopol. Concernant la Techno Parade, on avancera finalement, plus en 2011 qu’en 2010 pour raison de temps, à la lumière de plus de co-responsabilité entre publics/charistes/organisateur, plus de qualité artistique et plus de durabilité. La fin du gigantisme a sonné. L’ére des chiffres de fréquentation fantaisistes est terminé (ceux ci n’avaient comme but que de renforcer l’attractivité commerciale de la parade). On verra bien.

Et c’est au même moment que survient le drame de Duisbourg en Allemagne. Depuis plusieurs années, la Love Parade était montée sur le radeau de la Méduse de L’Oktoberfest. Ayant quitté sa ville natale, Berlin, pour des raisons de coûts de facturation de propreté par la mairie de Berlin, l’organisateur, ou plutôt son repreneur, McFit, un réseau de salles de sport, a procédé à une lente mort de la manifestation. Son âme avait déjà disparu avec le départ de son fondateur, Dr Motte. Les chars étaient énormes et se contentaient de tournicoter dans les villes de la Ruhr, ancienne région industrielle ayant opté la culture comme axe de reconversion économique. La Love Parade n’est plus, celle d’Amsterdam non plus. À qui le tour désormais ?


Les Inrocks n’iront pas au Louvre et tout le monde boit l’apéro

Posted: avril 27th, 2010 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , , , , , | No Comments »

L’actualité parisienne, comme à la Belle Époque, recèle plein de faits divers et de mini scandales qui n’en disent pas long sur la turpitude de notre époque. Dernier fait en date dans le paysage culturel bobo culture : l’annulation du festoch des Inrocks prévu au Louvre le 18 juin avec un plateau digne du plus grand intérêt, comme l’a révélé le Point. Il s’agirait en fait d’une pression du président de Solidays, festival francilien récoltant des fonds pour la lutte contre le VIH, qui serait à l’origine de la demande par Carla Bruni et Frédéric Mitterrand sur Henri Loyrette, président directeur du Louvre. Mais il y a aussi une lecture plus politicienne, le propriétaire des Inrocks, Mathieu Pigasse, se présentant comme un soutien très actif du Parti Socialiste et comme à un éventuel présidentiable, aurait été victime des foudres élyséennes. Comme le contrat de location du lieu n’avait pas été signé, la non signature a été simple et aura coûté plus de 100 000 € aux Inrocks.

À côté de ses déboires, la tendance de certains à boire en public commence à être un sujet de débat dans les chaumières et les médias. La mode des apéros géants se répand dans le pays et se substitue au vieux teknival, trop rural, trop compliqué à monter. Lisez l’article du Nouvel Obs. Maintenant, tu postes un événement sur Facebook à partir d’un faux profil créé à partir d’un faux compte mail, tu joues sur la concurrence clochemerlesque dans les régions (Rennes est plus fort que Nantes !) et tu as de fortes chances de réunir pas mal de tes copains et d’inconnus prêts à se la mettre avec toi.

Les politiques s’en mêlent et même s’ils ne pensent pas à énième une « loi de circonstance », aussi débile que le phénomène qu’il veut contraindre, la tentation semble grande. Certes, il y a peut être un vide juridique sur la responsabilité de l’internaute à l’ère de Facebook, mais l’encadrement légal en France des libertés individuelles et des manifestations dépasse l’entendement, même si c’est fait au nom de notre protection. À force de trop vouloir notre bien, on veut se faire du mal, tout simplement pour réagir à la sinistrose ambiante : une crise qui ne dit pas son nom et un climat catastrophique (bonjour l’été froid à cause du volcan).

La secrétaire d’Etat au Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet prône « le même genre de politique » que celle adoptée vis-à-vis des « rave parties » dans les années 90, a t elle déclaré sur Europe 1. Qu’attendre d’un tel projet ? L’amendement Mariani a réussi en tout point, comme me l’avait confié en 2003 Emmanuelle Mignon quand elle conseillait alors un ministre de l’Intérieur présidentiable. Il n’y a plus de teknivals, juste quelques free parties éparses désormais. Bouter la fête hors de l’espace public, après avoir été jetée des débits de boisson, reviendrait à quoi ? On cherche encore.


Consensus sur la night en Ile de France ?

Posted: mars 1st, 2010 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle, Vie de la cité | Tags: , , , , | No Comments »

La pétition Quand La Nuit Meurt En Silence a pris un tournant politique avec l’envoi d’un questionnaire aux principaux candidats des élections régionales en Ile de France : Front de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Socialiste/MRC/PRG/MUP, Modem & UMP/NC. C’est le moment des promesses qui ne valent pas très chères et les candidats ne s’en privent pas, une fois de plus. Les questions sont assez simples, et demandent les engagements du candidat pour améliorer les choses tant pour les exploitants que pour les publics des lieux nocturnes. Les exploitants, étant des citoyens comme tout le monde (et pas toujours des amateurs de Scarface en costards blancs, etc.), peuvent peser, comme d’autres lobbys (osons le mot pour une fois), sur le cours des élections et faire valoir leur poids électoral (hypothétique : la fête n’est pas un objet politique…).

Toutes les listes sont, en gros, favorables à :

- Étendre les horaires des transports en commun

- Défendre les lieux culturels et nocturnes

- Créer un conseil permanent des acteurs de la Culture en Ile de France ou mieux aider les artistes (V Pécresse)

Les plus dogmatiques, et droits dans leur botte (en caoutchouc recyclé), sont peut-être Europe Écologie dont les réponses sentent bon l’équité et la tentation de la décroissance : « penser la vie culturelle nocturne comme en concurrence avec d’autres capitales ou villes européennes nous paraît être une chimère qu’on poursuit et qu’on ne rattrape jamais. » Europe Écologie propose un pass transport unique à 65 €, fort décrié par JP Huchon, un système de « discomobiles » relayés par le web et la 3G pour animer des espaces modestes et des minibus type « taxis brousses » pour les déplacements nocturnes et à la demande. Le NPA est quant à lui tout à fait contre des aides publiques à des personnes morales privées et justifie son choix dans les priorités. L’économie du tourisme et de la culture ne figurent pas dans celles ci. On avait compris.

Le plus concret reste Jean-Paul Huchon qui propose une action pour promouvoir le tourisme festif (label « Paris by night »), de démarrer les transports à 4h du matin (cela profite autant à ceux qui sortent tard que ceux qui travaillent tôt) et de créer une « instance régionale de représentations des professions de la Culture » (tiens, aucun lobby culturel n’a pesé sur les élections…).

Les réponses les plus fantasques sont peut être dues à Valérie Pécresse qui veut construire un atelier d’artiste supplémentaire par département (qu’est ce que cela changera ?), créer une plate forme web pour « booster leurs (aux artistes) talents », rappelle le rôle du Noctilien et construire « un grand lieu de diffusion de la culture en Ile de France » (n’y aurait il pas assez de « pierre » dans la politique culturelle et d’argents gâchés en fonctionnement ?).

Les autres réponses ne sont pas toujours dénuées d’intérêt, comme la création de « quartiers musiques » par le candidat Modem Alain Dolium, qui stigmatise le fait que les Franciliens veulent quitter la Région, ou l’élaboration d’un vrai statut du bar musical par le Front de Gauche ainsi que la remise en cause du pouvoir discrétionnaire du Préfet sur les autorisations de nuit (bonne idée !).

Il y a donc des candidats qui s’engagent beaucoup, surtout qui n’ont aucune chance de gagner, un candidat qui modère ses engagements (JP Huchon) et la candidate de l’UMP qui semble apprécier les artistes. Les acteurs de la pétition assument le fait de ne pas avoir posé les questions à tous les candidats, dont le Front National.

CONSULTEZ LES RÉPONSES IN EXTENSO ICI


Bientôt sur Radio Campus Paris…

Posted: décembre 3rd, 2009 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , | No Comments »


Qwartz TV : discours de Christine Albanel

Posted: juin 10th, 2009 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , | No Comments »

logo

Le célérite Alexandre Grauer, qui anime le projet et prix Qwartz, a filmé le discours de Christine Albanel lors de la Convention Nationale du Parti Radical portant sur « gratuité & internet ».

En attendant la mise en place des États Généraux évoqués par la Ministre, on peut fourbir ses arguments pour imaginer le futur des acteurs de la Culture, de l’Information et du Divertissement.


« Culture & Internet : faut-il avoir peur de la gratuité ? »

Posted: mai 18th, 2009 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , , | No Comments »

troubadour

La gratuité est une question de fond qui se pose à nous quant à Internet et quant à l’accès à la culture.

Quand les premiers réseaux militaires et universitaires ont été conçus dans les années 70 et que le protocole http a été arrêté en 1989, on ne pouvait pas imaginer que ce système d’information allait être un choc aussi énorme que l’invention de Gütenberg en 1434. Internet est une révolution industrielle profonde qui touche toute la société et toutes les activités, industrielles ou artisanales. Si on s’engage dans une fiction totale, on peut imaginer un écroûlement des moyens nécessaires aux artistes, journalistes, écrivains, scénographes, dramaturges, etc. pour travailler et connaître un monde où la création ne connaîtrait que l’économie du « chapeau ».

En effet, seuls les artistes pouvant monétiser le « live », les musiciens, les comédiens, les plasticiens, les acteurs de théâtre…, pourront continuer de se développer, même si l’emprise de Clear Channel avec sa filiale Live Nation, bientôt fusionnée avec Ticketmaster, verra une nouvelle major mondiale s’imposer dans les pays où une économie standardisée existe. Ainsi un réseau publicitaire, Clear Channel, succèdera aux majors du disque, par ailleurs elles mêmes anciennes filiales de fabricants de matériels électriques (Philips devenue Universal, CBS ou RCA ex filiale d’Edison…).

Toute l’architecture du copyright et du droit d’auteur à la française, qui a connu une extension aux droits voisins du droit d’auteur par la loi Lang de 1985, destinée à reconnaître aux interprètes, crédités ou pas,et aux producteurs à monétiser un « droit de suite » sur les œuvres, va disparaître irrémédiablement. Une mutation est à engager, similaire aux années 1930 où les constructeurs de matériels électriques créaient des réseaux radios et avaient besoin de garnir leurs ondes de musique.

Le futur du business, c’est de vendre moins de chaque produit, mais plus de produits diférents” affirmait Chris Anderson. La théorie de la Longue Traîne de Chris Anderson a été analysée par Daniel Kaplan (FING) dernièrement (voir article d’Internet Actu), le constat est quelque peu négatif : l’augmentation de l’offre de contenus culturels via les différents systèmes de distribution n’induit pas une augmentation notable de moyens aux artistes. L’idéal qui prévalait il y a quelques années s’écroûle : ce sont encore les mêmes « meilleures ventes » qui prévalent sur le net…

Même si l’ouverture aux contenus induite par Internet n’est pas toujours gratuite, la gratuité est peut-être le phénomène véritable généré par la révolution technique des NTIC (nouvelles techniques de l’information et de la communication) et que le projet de loi « Création et Internet » du Gouvernement vise à juguler avec la « Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet ».

HADOPI, et les débats qui ont accompagné cette indispensable mesure de protection des créateurs et des industries culturelle, du divertissement et de l’information menacés, ont mis en évidence le développement exponentiel d’un phénomène populaire et massif : l’accès gratuit aux « contenus ». C’est d’ailleurs très traumatisant de réduire des siècles d’Humanité par le terme « contenu »… Concomitant de la révolution Internet et l’accès instantané aux données les plus diverses, la gratuité est pour certains  synonyme absolu de liberté dans un monde ouvert aux échanges mondialisé et individualisés. Pour preuve, cet article donnant les dix antidotes à Hadopi. Pour d’autres, au contraire, elle constitue la plus grave menace jamais encourue par la communauté des créateurs de contenus, notamment musicaux et audiovisuels. La gratuité, ou plutôt le non contrôle des échanges de fichiers, sonnerait ainsi le glas de filières culturelles, aussi bien celle des grands groupes mondialisés que des acteurs indépendants.

Le Colloque du Parti Radical annoncé ci dessous propose un état des lieux de la situation pour les éditeurs de contenu confrontés au phénomène de la gratuité dans une première partie et posera  les bases d’une vraie réflexion prospective dans sa deuxième partie. Entre Égalité et Liberté, il est important de réfléchir à l’incidence des nouveaux comportements, du « pair au pair » ou « peer to peer » aux techniques d’utilisation les plus cyniques, désormais indissociables des nouvelles générations. Cette Convention réunit les experts et les acteurs ciblés avec une question simple : après Hadopi, quelle nouvelle régulation pour garantir la liberté et les droits de chacun sur les nouveaux supports ?

salle-colbert

CONVENTION NATIONALE PARTI RADICAL

« Culture et Internet : faut-il avoir peur de la gratuité ? »
Jeudi 28 mai 2009

Salle Colbert – Assemblée Nationale
126, rue de l’Université (place du Palais Bourbon), 75007 Paris

PROGRAMME

Organisée sous l’égide de la Commission des Affaires culturelles présidée par Marcel RUBY

Animation par Henri MAUREL, fondateur et Président d’honneur de radiofg.com

I/ « Musique, cinéma, propriété intellectuelle : quand Internet m’a tué ? » :

9h 30 : Mot d’accueil par un représentant de la Commission des affaires culturelles,

9h45- 10h00 : Intervention de Bernard MIYET, Président du Directoire de la SACEM,

10h00-10h15 : Intervention de Pascal ROGARD, Directeur Général de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques)

10h15-10h30 : Intervention de Bertrand GIE, Directeur des Nouveaux médias pour Le Figaro

10h30-10h45 : Intervention de Michel THIOLLIÈRE, Sénateur de la Loire, rapporteur du projet de loi HADOPI

10h45-11h15 : Débat avec la salle

II/ « culture et Internet : de la révolution technique à la révolution économique »

11h15-11h30 : Introduction générale par le sociologue Stéphane HUGON

11h30-11h45 : Etat des lieux de l’offre légale et évolution des modèles économiques : intervention de Xavier FILLOL, responsable de la commission Musique en Ligne du Geste

11h45-12h00 : Intervention de Jérôme GIUSTI, Avocat, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle

12h00 – 12h15 : Intervention de Martin ROGARD, Vice-président de DAILYMOTION.

12h15- 12h30 : Intervention de Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la  Communication

12h30 :     Clôture par Laurent HENART, ancien Ministre, Député de Meurthe-et-Moselle, Président de la Réunion des Opéras de France

PARTI RADICAL – 1, Place de Valois, 75001 Paris
http://www.partiradical.net/
projet-de-deroule-convention-culture

Hadopi, Love will tear us apart !

Posted: avril 15th, 2009 | Author: christophe | Filed under: Politique Culturelle | Tags: , , , , , | No Comments »
Extrait du film Control sur Joy Division

Extrait du film Control sur Joy Division

Mon amie Mrs Blythe, en mission à San Francisco, entre brume et Silicon Valley, m’a « blippé » amoureusement d’un des plus beaux titres du rock, cette perle mélancolique de Joy Division et m’a donné envie de disserter sur le rejet du projet de loi Hadopi.

Hadopi ? Comment voulez vous qu’une loi nationale règle un début du quart du huitième du problème du modèle économique de la musique (et du cinéma) à l’heure du Net ? Les gens se passent de la musique entre SF et Paris sans se soucier des humeurs de l’industrie culturelle française, dont la Sacem et syndicats d’artistes. Donc, oui, « love will tear us apart » ! L’amour de la musique séparera la graine de l’ivraie, seuls les acteurs résolus et malins resteront, les majors, conseillées par des chefs de produits issus de l’agro-alimentaire, sombrent avec les fonds de pension US. Ce sont les affichistes (Clear Channel/Livenation/Ticketmaster) qui reprennent progressivement le flambeau.

Rejet du projet de loi sur la création sur Internet/ Hadopi
envoyé par LCP-AN

Jeudi 9 Avril, le projet de loi Hadopi ou « Création et Internet » n’est pas adopté en fin de « première lecture » (ou lecture accélérée plutôt puisque le texte a fait deux navettes entre le Sénat et l’Assemblée Nationale tout en restant en 1ère lecture, allez savoir) !

Coup de théâtre : Frédéric Lefèbvre déjeûnait en pensant que le texte serait adopté par les députés de la majorité, mais ceux ci étaient en nombre inférieur à ceux de l’opposition, rejoints par deux députés sécessionnistes de la Majorité Présidentielle.

Une loi mal pensée et mal travaillée ne donne jamais une bonne loi, pourrait on penser, mais peut être est ce tout simplement une (petite) claque au Château ? L’absence de députés de la majorité en nombre suffisant est une claque. Le projet de loi est représenté dès le 28 avril et sera voté de toute façon, sauf « 6 février 1934″ monté par les anti-hadopistes… Le compte rendu des débats lors de la séance de ce jeudi 9 avril synthétise bien les arguments des uns et des autres.

L’Happening Juridique organisé par les sémillants avocats de 11 100 34 a démontré une fois de plus que rares sont les politiques à essayer de reconnaître au Net un statut public, Dionis du Séjour et Christian Paul en font partie, que les utilisateurs experts ou malins du Net sauront se déjouer d’Hadopi pour masquer leur adresse IP (Jean-Michel Planche) et que des recours gracieux et administratifs autoriseront les « contrevenants » à résister à cette autorité non judiciaire qu’est Hadopi.

Hadopi n’est pas une solution, mais un cataplasme pour retarder la mort des acteurs de l’industrie culturelle française de quelques années. Cette loi n’est pas totalement mauvaise, puisque demandée par les reprèsentants de la filière culturelle et votée par tous les députés, dont PS, en début d’examen à l’Assemblée Nationale.

Hadopi oppose les intérêts des 25 millions et plus de foyers utilisateurs d’Internet aux acteurs de la musique et du cinéma. Le rôle du politique est de faire un choix et de changer d’avis quand c’est opportun, en attendant qu’une solution internationale sur l’économie de la culture à l’heure du Net voit le jour véritablement. Mais peut être que les organisations internationales ont d’autres sujets prioritaires (économie, aide aux pays en développement, nucléaire, environnement…) ?

Le rejet d’Hadopi a fait une vicitime collatérale : le statut d’éditeur de presse en ligne proposé par Jean Dionis du Séjour ! Quelle bonne idée de bon sens, comment se fait ce que les États Généraux de la Presse n’y aient pas pensé ? Normal, ils étaient plus occupés à savoir comment sauver leur peau que de statuer sur une évidence : Internet est un média. Fichtre, fallait chercher…